Elles nous aident à gagner de la masse musculaire, elles sont pratiques et elles se retrouvent dans bien des armoires : les poudres de protéines ne manquent pas d'adeptes. À l’échelle globale, elles représentaient un marché de 24.6 milliards de dollars américains en 2024!
Cependant, on ne serait peut-être pas au courant de ce que ces protéines en poudre contiennent réellement. Une nouvelle analyse a mis en lumière un aspect méconnu et plutôt troublant de ces produits répandus dans la sphère du fitness : certains d’entre eux présentent des niveaux inquiétants de métaux lourds.
Faut-il s'en inquiéter? Décortiquons le sujet pour mieux naviguer les suppléments protéinés.

Du plomb dans vos shakes?
L’organisme indépendant Clean Label Project, dédié à la sécurité des produits de consommation, a récemment mené une analyse sur 160 poudres de protéines issues de 70 marques populaires, couvrant 83 % du marché américain.
Le but du projet était simplement de mieux comprendre la quantité de contaminants présents dans les poudres de protéines. Une mission simple, mais laborieuse, réalisée via presque 36 000 analyses.
Résultats : près de la moitié (47 %) des produits testés présentaient des niveaux de métaux lourds, comme le plomb ou le cadmium, au-delà des seuils jugés sûrs. Les poudres végétaliennes, biologiques et/ou chocolatées se sont avérées plus problématiques. Voici les détails.
Biologique ou conventionnel
En moyenne, les poudres de protéines biologiques contenaient 3 fois plus de plomb et 2 fois plus de cadmium que les poudres conventionnelles.
79 % des poudres de protéines biologiques dépassaient les limites de plomb, dont 41 % qui dépassaient le double de la limite.
À base de plantes ou de petit-lait
Les protéines en poudre véganes présentaient des niveaux de plomb environ 3 fois plus élevés que celles à base de lactosérum (petit-lait).
77 % des produits végétaliens dépassaient les limites établies pour le plomb, versus 28 % pour ceux à base de whey.
Vanille ou chocolat
Les suppléments protéinés à saveur de chocolat renfermaient, en moyenne, 4 fois plus de plomb… et jusqu’à 110 fois plus de cadmium que ceux à la vanille.
65 % des poudre de protéines chocolatées dépassaient les limites de plomb, avec 29 % au-delà du double de la limite établie.

D'où viennent ces contaminants?
Même si les métaux lourds sont souvent associés à la pollution industrielle, ils sont aussi d’origine naturelle : éruptions volcaniques, érosion des sols, etc.
Toutefois, les activités humaines, comme l’utilisation de pesticides et l’exploitation minière, accentuent grandement leur présence dans nos écosystèmes. Ces substances s’infiltrent ensuite dans les cultures agricoles via le sol et l’eau.
Certaines plantes ont tendance à absorber les métaux lourds plus facilement. C’est le cas du cacao (présent dans les poudres au chocolat), des pois ou du riz (des options communes pour les protéines végétaliennes). Le riz brun, en particulier, est reconnu pour accumuler des quantités élevées d’arsenic.
Comment manger plus de protéines sans suppléments?
On s’entend, les protéines en poudre sont une option pratique pour augmenter son apport protéique sans se casser la tête. Toutefois, il est tout à fait possible de puiser ses protéines ailleurs : produits du soya (tofu, tempeh, edamame), viande, œufs, produits laitiers, légumineuses, noix et graines…
Pour plus d’inspiration, pigez dans ces idées de recettes protéinées.
Déjeuners
- Smoothie vert protéiné
- Tofu brouillé
- Bouchées aux œufs
- Quiche sans gluten basilic, tomates séchées, fromage et zucchini
Collations et desserts
- Tartinade de tofu
- Salsa aux crevettes et aux haricots noirs
- Barres protéinées sans cuisson
- Biscuits choco-framboises au beurre d'arachides et pois chiches
Plats principaux










