Témoignages

Prendre ses vacances chez soi, pourquoi pas?

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Je termine mes vacances… et pour une rare fois, je suis restée chez moi. Étrangement, de nos jours, on dirait que ce n’est pas une option d’être en vacances à la maison. On souhaite toutes et tous décrocher, s’éloigner de notre quotidien, s’ouvrir à d’autres paysages, vivre de nouvelles expériences. Mais, peut-être que tout cela est possible aussi près de chez soi?!

Pour ma part, cette année, j’ai pris la décision d’être en vacances à la maison, et je ne l’ai pas regretté.

Rester à la maison pour se permettre de ralentir chez soi

J’adore voyager et découvrir de nouveaux endroits, de nouveaux paysages. Mais, cette année, je ressentais surtout le besoin de me poser, de me reposer, vraiment. J’ai donc décidé de prendre des vacances chez moi. Oui, oui: rester à la maison, sans avoir de plan!

En demeurant à la maison, je n’avais pas besoin de planifier, de réserver des hébergements, je pouvais juste «tomber» en vacances. C’est ce qu’on s’est permis, mon amoureux et moi: laisser les vacances arriver et écouter notre corps. Les vacances se sont alors amorcées sans aucune course: un matin tranquille, avec du temps pour prendre son temps.

Savourer le bonheur de se prélasser dans son propre lit

Je me suis même accordé le luxe de rester dans mon lit une fois réveillée, juste pour profiter pleinement du confort de mon lit et du bonheur de ne pas avoir d’obligations.

Lorsqu’on part en voyage, je ne dors jamais très bien, parce qu’on est ailleurs, parce que ce n’est pas le même matelas, parce que… tout simplement. C’est comme ça depuis toujours, et je n’en fais pas vraiment de cas. Le voyage me réénergise d’une autre façon. Mon lit, à la maison, lui, je l’aime particulièrement. Malgré tout, je ne prends jamais le temps de m’y prélasser. Je suis une lève-tôt. Toutefois, pendant mes vacances, je m’offrais une quinzaine de minutes, parfois davantage, juste pour ressentir le bonheur de rester étendue sur mon propre matelas douillet. En prenant des vacances chez soi, on savoure pleinement le confort de notre chambre à coucher. Ça semble banal, mais j’ai réalisé que je ne le fais jamais. Pourtant, c’est vraiment agréable de demeurer dans son lit, alors que rien ne presse.

S’offrir des petites escapades sans trop de planification

vacances maison sentier pioui parc grands jardins Sentier du Pioui dans le Parc des Grands-Jardins (Cynthia Brunet)

Les vacances à la maison laissent une page blanche au quotidien. Bien sûr, il faut être capable de mettre de côté le grand ménage ou les projets de rénovation qui tardent un peu et accepter le vide. Grâce à celui-ci, on peut faire ce dont on a réellement envie. On peut donc décider à la dernière minute de partir deux-trois nuits ici et là. Évidemment, la majorité des hébergements sont réservés longtemps à l’avance, mais il y a toujours des annulations. Les escapades se créent alors par elles-mêmes en fonction des disponibilités et on découvre, de cette façon, de nouveaux petits coins de paradis.

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Souper avec des ami.e.s à l’improviste

Ne pas avoir de plan laisse enfin de la place aux moments spontanés. Des ami.e.s sont de retour d’un long voyage? On improvise un souper à la dernière minute. D’autres sont déménagés en région? On a enfin le temps de faire la route pour partager un bon repas. Et c’est exactement ce qu’on a fait. Pas d’horaire ni de planification, juste de l’improvisation, ça fait du bien, ça aussi!

Faire du vélo

piste cyclable canal chambly Piste cyclable en Montérégie La piste du Canal-Chambly (Alixia Martin )

Des vacances à la maison signifient avoir enfin le temps de faire du vélo. On est privilégiés d’avoir tant de belles pistes cyclables au Québec et on a normalement si peu de journées pour en profiter. Notre quotidien tranquille nous a permis de rouler sur des dizaines et des dizaines de km notamment sur La route des champs et la Piste du Canal-de-Chambly. C’est apaisant de rouler ainsi, en respectant notre niveau d’énergie, en profitant simplement du moment présent, et en revenant chez soi sur son vélo. Pas d’autoroute, pas de stress, juste une longue piste cyclable qui permet d’aller à son propre rythme.

Marcher

vacances maison sentier le brule parc des grands jardins (Cynthia Brunet)

Le seul souhait de mes vacances était de marcher. Vous me direz que mes exigences n’étaient pas trop élevées, en effet! J’ai donc marché près de chez moi parce que les beautés, il y en a partout, mais on a également mis à l’horaire des randonnées lors de nos courtes escapades: une randonnée au parc des Sept-chutes dans Lanaudière, et quelques-unes dans le parc des Grands-Jardins dans Charlevoix. Peu importe l’endroit et la météo, le simple fait d’avancer au rythme de ses pas et de s’imprégner de la nature procure chaque fois un bien immense. Nul besoin d’aller rapidement, il suffit de mettre un pied devant l’autre et les merveilles se dressent devant nous à chaque tournant.

Être en vacances dans sa propre ville

vacances maison bassin chambly Vue sur le bassin de Chambly en fin de journée. (Cynthia Brunet)

Être en vacances chez soi, c’est aussi prendre le temps de découvrir les merveilles qui sont tout près. Participer aux activités offertes pendant la période estivale, aller marcher sur les plus belles rues, visiter les charmants commerces, aller prendre une bouchée dans les meilleurs restos et profiter des dernières lueurs du jour. C’est bon de flâner dans notre ville. On la découvre alors sous un autre œil.

J’avoue que j’ai un avantage non négligeable; j’habite assurément dans l’une des plus belles villes du Québec, ça aide à se sentir en vacances! Mais, chaque endroit recèle de petits trésors.

Penser à notre planète et tenter d’avoir une empreinte écologique minimale

Par moment, on peut avoir l’étrange impression que c’est mal vu de rester chez soi. Et parfois, sans même s’en rendre compte, on se met de la pression pour «partir en vacances». Pourtant, prendre des vacances à la maison, c’est d’abord s’écouter et respecter ce dont on a besoin. Tout naturellement, cela nous mène à penser à notre planète. Avons-nous l’obligation de toujours aller si loin pour être bien, pouvons-nous aussi être bien chez soi, et tout près? En ralentissant, notre empreinte écologique est moindre, mais notre bonheur ne s’en voit pas impacter pour autant. Sauter sur notre vélo, se rendre à l’épicerie à pied parce qu’on a le temps, découvrir les commerces locaux, faire un pique-nique sur le bord de l’eau, voilà toutes sortes d’activités qui créent de belles vacances, et qui permettent à notre planète de souffler un peu…. Alors que nous aussi, on respire tout à coup vraiment mieux.

Bref, prendre des vacances à la maison, c’est bon pour nous, en plus d’être bénéfique pour notre planète. Personnellement, elles m’ont fait du bien, ces vacances! Bonnes vacances, à la maison ou ailleurs, selon ce dont vous avez réellement besoin.

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