Ce mercredi, le groupe hôtelier espagnol Melìa annoncé mettre un terme aux activités de 15 hôtels à Cuba « avec effet immédiat », un nouveau coup dur pour une destination qui traverse une crise économique et énergétique sans précédent.
Melìa n’est d’ailleurs pas la seule chaîne à revoir ses activités.
Iberostar a abandonné la gestion d’une dizaine d’hôtels sur l’île et Blue Diamond Resorts Cuba a désormais mis fin à ses opérations ainsi qu’à l’utilisation de sa marque pour l’ensemble de ses activités à Cuba, « avec effet immédiat » signe criant que le secteur peine à retrouver son souffle.

Depuis plusieurs mois, les pannes d’électricité à répétition, les pénuries de carburant et les difficultés d’approvisionnement compliquent le quotidien des habitants… mais aussi celui de l’industrie touristique.

Au micro de 98,5, lors de son intervention à l’émission La Commission, le directeur de l’École de gestion de l’hôtellerie et du tourisme à l’Université métropolitaine de Toronto, Frédéric Dimanche, a fait le point sur la situation critique à Cuba et a dressé un portrait préoccupant de la situation.
Selon lui, les défis liés aux infrastructures et à l’approvisionnement rendent l’exploitation des complexes hôteliers de plus en plus difficile.
Depuis 2018, le pays enregistre une diminution du nombre de touristes de 40 à 50%.
— Frédéric Dimanche
Du côté du transport aérien, plusieurs compagnies aériennes, dont Air Transat, ont suspendu leurs vols vers la destination depuis plusieurs mois déjà.

Alors que Cuba à demeuré longtemps l’une des destinations soleil préférées des Québécois, ces fermetures illustrent l’ampleur des difficultés auxquelles l’île est actuellement confrontée.












