Durant la période estivale et automnale, les parcs de la SÉPAQ connaissent un fort achalandage. De plus en plus de gens partent marcher en pleine nature et c’est plutôt une bonne nouvelle. Cependant, par moment, ça devient un réel irritant.
Propulser, entre autres, par les réseaux sociaux, des sentiers se transforment en véritable autoroute humaine. Pourtant, lorsqu’on part en randonnée, on souhaite habituellement pouvoir s’imprégner de la nature paisiblement et non pas se retrouver sur un sentier bondé de gens.
Mais, comment faire pour s’éloigner de la cohue dans les plus beaux parcs à travers le Québec? Peut-être faut-il simplement ralentir?
Des parcs trop populaires… avec raison
Lors de ma dernière visite dans le parc des Grands-Jardins, j’ai été surprise par les paroles d’une personne à l’accueil. Dorénavant, elle mentionne aux visiteurs que s’ils sont dans l’impossibilité de faire de la randonnée très tôt le matin, il est préférable de ne plus emprunter les sentiers dans Charlevoix. C’est aussi drastique que ça.
La réalité est que vers 10h-11h, une très (trop) grande quantité de gens arrivent des grands centres et des hébergements environnants avec comme seul et unique objectif de faire Le sentier le plus réputé du parc.
Dans tous les parcs nationaux, ou presque, il y a un sentier de prédilection qui offre les plus belles vues. Les gens viennent principalement pour faire cette randonnée et repartent ensuite. En faisant ce que tout le monde fait, il est alors difficile, voire impossible, d’éviter la cohue. Mais, à l’inverse, en visitant les parcs autrement, il peut être facile de s’éloigner de la foule.
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Dormir plus d’une nuit dans le parc pour ralentir

Autant que possible, pour profiter pleinement des parcs de la SÉPAQ, mais aussi des parcs régionaux et des Parcs Canada, il faut s’y arrêter plus d’une nuit. Cet arrêt de quelques jours permet de ralentir, de casser le rythme habituel, et nous offre la chance de sortir de la cohue.
Si l’on souhaite emprunter le sentier le plus populaire du parc, on pourra alors se permettre de le fouler dès les premières lueurs du jour, ou en fin de journée, en s’assurant, bien sûr, de s’informer sur le temps de la randonnée et l’heure du coucher du soleil.
Emprunter des sentiers moins fréquentés

Évidemment, certains sentiers sont des incontournables, mais il en existe de nombreux autres qui en valent la peine. C’est fascinant de constater à quel point on peut se retrouver seul.e à marcher, alors que les stationnements débordent, uniquement parce qu’on n’est pas sur le sentier qui fait la popularité du parc. Pourtant, on y aura de très belles vues et on y trouvera le plus important lors d’une randonnée: la paix!

C’est le cas entre autres sur le sentier Le Riverain dans le parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, alors que tout le monde se rend dans ce parc pour faire l’Acropole des Draveurs; ainsi que sur les sentiers Le Brulé et le Pioui dans le parc des Grands-Jardins, très populaire pour le sentier du Mont-du-Lac-des-Cygnes.

Bien sûr, on ne s’empêche pas de faire le sentier dont tout le monde parle, car il en vaut assurément la peine, mais on s’offre le bonheur de marcher seul.e au monde, ou presque, sur un autre sentier moins fréquenté.

Prendre un moment sur l’eau
La randonnée, c’est bien, mais l’eau aussi! L’avantage, sur les lacs et les rivières, c’est qu’il n’y a pas qu’un seul chemin à suivre. Alors, même lors des moments de fort achalandage dans un parc, sur l’eau, on s’éloigne facilement de la foule.

On apporte sa propre embarcation ou on loue sur place une planche à pagaie, un kayak ou un canot. Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas s’offrir un moment pour taquiner le poisson et pêcher dans les très beaux lacs à travers le Québec?
Rester sur son terrain de camping

Dans les campings des parcs nationaux et régionaux, les sites sont relativement éloignés les uns des autres et offrent une certaine intimité, la plupart du temps.
En s’offrant quelques nuitées, on s’assure d’avoir accès à la tranquillité. On ne saura même pas que les stationnements débordent et que les randonneurs et randonneuses doivent suivre le rythme des gens devant eux. On s’offre une journée sans avoir trop d’objectifs et on profite pleinement de notre emplacement de camping. On lit, on fait des jeux en famille et on cuisine sur le feu de camp.
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Prendre le temps d’observer les étoiles
En dormant dans les parcs nationaux, on a le temps de lever les yeux vers le ciel le soir venu. Loin de la pollution lumineuse, les étoiles semblent nous envelopper. On a alors l’impression d’être seul au monde… même si on est nombreux à vouloir fouler les mêmes lieux.
Observer la voute céleste nous rappelle qu’on est tout petit dans cet infini et que la nature est toujours là, pour nous apaiser et nous permettre de nous reconnecter avec nous-mêmes. On délaisse alors les tensions qui surviennent lorsqu’il y a trop d’humains dans un seul et même endroit et on retrouve notre place dans l’immensité.
Les parcs nationaux nous offrent de grands espaces. Encore faut-il prendre le temps d’en profiter: sortir simplement du sentier le plus fréquenté et voir tout ce que la nature a à nous offrir tout autour, loin de la cohue.
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