Voyager en avion n’a jamais été aussi inconfortable. Si on en avait les moyens, on voyagerait fort probablement en jet privé ou en classe Affaires. Mais la réalité n’est pas aussi rose (oui, c’est très décevant).
Alors, est-ce qu’on s’empêche d’aller loin ? Non. Est-ce qu’on se prépare du mieux possible pour que ce soit le moins désagréable possible ? Oui.
Voici comment.

24 heures avant le vol
Si vous êtes comme moi et que vous refusez de payer pour la sélection de votre siège, il vous faudra être rapide sur la gâchette au moment de votre enregistrement, qui ouvre exactement 24 heures avant le vol. Soyez donc prêts! Dès que vous recevez l’alerte que l’enregistrement est ouvert, dépêchez-vous.
Malheureusement, presque toutes les compagnies aériennes imposent désormais des frais pour la présélection de siège. Toutefois, au moment de l’enregistrement, c’est gratuit (mais pas pour tous les sièges). Selon l’heure du vol, il vaut mieux choisir une place côté hublot ou côté allée. Bien sûr, personne ne veut le siège du milieu.
S’il s’agit d’un vol de nuit et que vous comptez dormir, choisissez le hublot. Cela vous permettra de vous appuyer et d’éviter d’être dérangé si quelqu’un se lève pour aller aux toilettes.
S’il s’agit plutôt d’un vol de jour, l’allée est un meilleur choix. J’ai fait l’erreur de réserver un siège côté hublot pour mon vol de 13 heures de jour entre Montréal et Tokyo, et je me sentais claustrophobe. J’aurais de loin préféré l’allée pour pouvoir respirer et me lever à mon aise, puisque je n’ai pas dormi une seule seconde.
Pensez aussi à vous habiller confortablement et à porter plusieurs couches. J’ai fait des vols où je gelais et d’autres où je suais à grosses gouttes. On ne sait jamais sur quoi on va tomber : mieux vaut être préparé !
J’ai aussi toujours avec moi : des Gravol, des Advil, de la crème à mains, un baume à lèvres, ma brosse à dents (et du dentifrice), un masque pour les yeux, de la gomme, des bouchons d’oreille et un oreiller de voyage. Encore une fois, mieux vaut être prêt et avoir l’essentiel avec soi. On ne sait jamais si notre valise sera enregistrée ou si elle sera trop loin pour qu’on y ait facilement accès pendant le vol.

Avant l’embarquement
Idéalement, il faudrait avoir bien dormi avant de voyager. Cela permet d’être dans un meilleur état d’esprit et d’être mieux outillé pour attaquer la journée. Toutefois, si vous êtes comme moi (bien que je voyage fréquemment, je ne dors jamais très bien avant un vol), faisons de notre mieux.
Ensuite, ne prenez jamais pour acquis que le Wi-Fi va fonctionner. Si vous avez l’intention de travailler, mieux vaut télécharger vos contenus et documents avant l’embarquement, même chose pour le divertissement. N’oubliez pas de charger vos appareils et surtout, vos écouteurs!
J’ai déjà vécu les deux : le Wi-Fi qui ne fonctionne pas (ou très mal) et un écran brisé. Oups !
Aussi, on n’est pas dans un film : si votre écran ne fonctionne pas, il n’y aura pas grand-chose que le personnel de cabine puisse faire. Oubliez le surclassement et le traitement royal ! La plupart des vols que j’ai pris ces derniers mois étaient complets, donc aucun siège supplémentaire n’était disponible. S’il n’y a aucune autre place, ils ne pourront pas vous déplacer. On vous proposera plutôt de remplir un formulaire de plainte une fois à destination… et c’est tout.
Donc, soyez prêt à toute éventualité en téléchargeant à l’avance au moins quelques heures de séries ou de films agréables et légers pour vous détendre. Ce n’est pas le temps d’écouter un film anxiogène!
Apportez un livre ou des magazines, ou les deux. Après avoir regardé deux films, nos yeux sont souvent fatigués. Et, lors d’un vol de 13 heures, le temps ne passe vraiment pas vite (hélas!). Faire une pause d’écran tout en continuant de se divertir, c’est idéal.
Il n’y a pas de meilleur moment pour vous attaquer à ce fameux roman que lorsque vous êtes à 40 000 pieds dans les airs, avec beaucoup de temps à tuer. Un jeux peut aussi être une excellente idée.
Apportez aussi des collations et des repas légers et santé. Lors d’un vol international de 6 heures et plus, la compagnie aérienne doit vous fournir un repas. Mais, encore une fois, ne comptez pas trop là-dessus. Il se peut que, lorsqu’ils arrivent à votre siège, il ne reste qu’une seule option. De plus, les portions sont souvent modestes, donc vous aurez probablement encore faim.
Pour mon vol de 13 heures qui partait le matin, j’avais déjeuné avant de me rendre à l’aéroport et j’ai acheté un sandwich ainsi que plusieurs collations santé avant l’embarquement, sans jamais oublier une bouteille d’eau. C’est fatiguant pour tous de devoir demander cinq fois à l’agent de bord de nous servir un verre d’eau.
À privilégier : les fruits frais (ils ne vendent rien de vraiment frais dans l’avion, donc faites le plein avant l’embarquement), ainsi que d’autres collations du genre : morceaux de fromage, houmous, trempettes, fruits et légumes. Après plusieurs heures dans l’avion, croquer dans une pomme devient presque exaltant !

Dans l’avion
Dans l’avion, il n’y a pas grand-chose à faire, sinon s’armer de patience. Une fois embarqué, on est pris là jusqu’à l’arrivée. Mais, nul besoin de paniquer.
Souvent, quand l’angoisse me prend (parce que, oui, ça l’arrive même aux plus habitués d’entre nous), je fais des exercices de respiration et je me force à regarder un film que j’ai déjà vu et qui me fait rire. C’est réconfortant.
Toutefois, voici quelques trucs pour rendre le vol moins désagréable.
Gérez votre temps comme si vous faisiez votre journée « normalement ». C’est-à-dire que, si vous voyagez un lundi et que vous travaillez, essayez de travailler le plus possible (si le Wi-Fi fonctionne, bien sûr). Ensuite, prenez un repas vers l’heure du souper avant d’essayer de dormir un peu.
Si c’est un dimanche, vous pouvez simplement vous reposer, lire les nouvelles, regarder des films, lire un livre, etc. Le vol passe beaucoup mieux si vous avez l’impression de faire à peu près les mêmes choses que si vous n’étiez pas en avion.
Pour dormir en vol, il n’y a pas de formule magique. Certaines personnes arrivent à dormir dans l’avion, d’autres non. C’est comme ça. Personnellement, je réussis à dormir seulement s’il s’agit d’un vol de nuit et que mon horloge biologique est prête à dormir, et je dois pouvoir m’appuyer contre le hublot. Sinon, c’est foutu.
Ça ne sert à rien de forcer le sommeil : cela ne fera que vous frustrer encore plus. Vous n’arrivez pas à dormir ? Ce n’est pas grave, après tout, vous êtes en vacances. Il faut relativiser.
Finalement, chaque fois que je désespère en vol et que j’ai juste envie d’arriver, je me lève, je vais aux toilettes ou je marche simplement dans l’allée. Parfois, le simple fait de changer d’air aide à passer à travers une autre heure de vol.
Allez, vous allez y arriver. Une heure à la fois...















