Ah, la trentaine. Ce fameux passage important dans la vie d’une femme qui nous apporte son lot de doutes et de remises en question.
J’ai appréhendé cette étape de ma vie pendant si longtemps, surtout lorsque j’ai réalisé en me rapprochant de cet âge « fatidique » que j’y ferai probablement face sans bague ni enfant. Un grand rêve professionnel oui, mais une carrière encore instable..
La veille de mes 30 ans, j’ai eu le vertige. À mon grand désarroi, je constatais que j’avais du « retard » face à ce que mon entourage et la société attendaient de moi.
Dès un très jeune âge, je m’étais établie un plan : finir l’université à 21 ans, me marier à 23 ans et avoir des enfants à 24. Est-ce que mon rêve ressemble aussi au tien? Je sais que ce genre de plans de vie est très probablement inspiré de tous les films de Disney.. « And they lived happily ever after.. » On la connait tous celle-là!
Je me retrouvais donc dévastée à chaque fois que la vie faisait en sorte que « mon plan » n’était pas respecté.
On nous fait croire depuis toute jeune que l’apogée du bonheur vient avec tout ce que je mentionne plus haut: mariage, carrière, bébé... Mais c’est l’apogée du bonheur selon qui? Et selon quoi?
Comme plusieurs d’entre vous, j’étais supposée moi aussi accomplir bien des choses avant d’atteindre le « BIG 30 »… Pourtant, à mon réveil le 10 août 2020, le jour de mon trentième anniversaire, je me suis rendu compte que je vivais encore, malgré tout.
Coup de théâtre : la vie continue après 30 ans!
Non seulement je vivais encore malgré que je n’avais pas atteint mes objectifs de petite fille, mais en plus je vivais pleinement! Je réalise que je dispose de TOUT le temps du monde pour accomplir mes projets.
J’ai voulu m’empresser de franchir toutes ses étapes sans même réfléchir à ce que je voulais réellement : quelles sont mes aspirations, MA définition du bonheur? J’ai le goût de te renvoyer la question, quelle est TA définition du bonheur?
T’es-tu déjà questionné face à ce que tu recherchais réellement dans la vie? Si tu pouvais faire taire les jugements et attentes des autres, qui serais-tu? En voudrais-tu toujours des enfants? Voudrais-tu toujours te marier?
Finalement, je me suis efforcé toute ma vingtaine à rentrer dans un moule. Je me suis imposé des standards de « réussite » dictés par la société. Je devais être en couple, je devais trouver LE bon gars pour fonder une famille, je devais aller à l’université, mettre de l’argent de côté, acheter au lieu de louer.
Bon, on se fait-tu une promesse? Une promesse d’aimer profondément, de vivre pleinement, de respecter nos limites, de s’écouter surtout, de travailler sur notre amour propre, de laisser le passé derrière nous… Et de foncer?!
À go on se connecte au moment présent, on met sur silence la pression sociale, et on VIT. Tu m’suis?











