Famille

Une étude confirme que les parents ont bel et bien un enfant préféré

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Perdre patience avec vos enfants ne fait pas de vous un mauvais parent Sarah Hamel nous déculpabilise face à notre manque de patience et donne des trucs pour rétablir le lien affectif avec notre enfant.

Une nouvelle étude confirme un fait controversé qui risque de faire énormément jaser: les mamans et papas de ce monde auraient en effet un enfant préféré.

Les résultats de ces recherches ont été publiés par l'American Psychological Association.

On y explique qu'il y a un lien direct entre les caractéristiques des enfants et les différences dans la façon dont ils sont traités par leurs parents. Il y a donc bel et bien un favori au sein des familles qui ont plus d'un enfant. 

Étude révèle parents ont un enfant préféré Étude révèle parents ont un enfant préféré (Moyo Studio/Getty Images)

Qui est généralement l'enfant préféré?

Dans le cadre de cette recherche intitulée «Le favoritisme parental n’est pas un mythe», les chercheurs ont mené une méta-analyse de 30 articles de revues scientifiques et de thèses, en plus de 14 bases de données.

Au total, 19 469 participants ont été analysés afin de déterminer si l'ordre de naissance, le sexe, le tempérament et les traits de personnalité (extraversion, amabilité, ouverture d'esprit, conscience et névrosisme) étaient liés au favoritisme parental.

Résultat: les pères et les mères préfèrent généralement leur fille. De plus, ce sont ceux qui sont les plus respectueux et organisés, donc plus faciles à gérer, qui sont vus les plus positivement par leurs parents

Comme les aînés sont souvent plus matures, ils obtiennent plus de permissions que leurs petits frères et petites soeurs. Les plus vieux de la fratrie seraient alors plus susceptibles d'être favoris. 

Une étude révèle que les parents ont bel et bien un enfant préféré Une étude révèle que les parents ont bel et bien un enfant préféré (Mike Scheid/Unsplash)

Pourquoi mener une telle étude?

En voyant les résultats de cette étude, on comprend que le favoritisme parental est bien réel. Cela nous fait réaliser que nos parents avaient un enfant préféré, et qu'il en va de même avec notre propre descendance.

Cette étude, bien que confrontante, permettra de mieux «aider les parents et les cliniciens à reconnaître des schémas familiaux potentiellement préjudiciables», affirme le professeur associé à l'université Brigham Young et docteur Alexander Jensen. 

Les résultats, publiés dans le journal Psychological Bulletin, ont comme mission de sensibiliser les parents à être plus conscients de leurs préjugés ainsi qu'à s'efforcer de traiter tous leurs enfants de manière équitable.

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