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Voici pourquoi il y a autant de framboises américaines dans nos épiceries

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Nous sommes en pleine saison des framboises au Québec. Les récoltes sont abondantes et les fruits sont de qualité, mais vous avez peut-être remarqué la présence importante de framboises provenant des États-Unis et du Mexique dans les épiceries ces jours-ci, souvent à des prix très alléchants et bien moindre que nos petits fruits locaux!

Alors, pourquoi retrouve-t-on autant de framboises américaines et mexicaines sur nos tablettes? On vous dit tout!

Michel Sauriol, président de l'Association des producteurs de fraises et framboises du Québec. Michel Sauriol, président de l'Association des producteurs de fraises et framboises du Québec. (Yohan Hache | Noovo Info)

Des prix rarement aussi bas

Depuis environ deux semaines, les framboises de Californie et du Mexique arrivent en très grandes quantités sur les marchés canadiens, surtout à Toronto et Montréal. Selon les données du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), le Mexique a expédié 800 000 livres de framboises de plus que l’an dernier en Amérique du Nord durant la semaine du 10 août.

«Les framboises de Californie et du Mexique sont expédiées en très gros volumes partout à des prix bien plus bas que les nôtres. Ça fait en sorte que les prix sont à plat partout», explique Sébastien Brossard, agronome et économiste pour l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec (APFFQ).

Un client fait ses courses dans un supermarché FreshCo à Brampton, en Ontario, le vendredi 5 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Chris Young Un client fait ses courses dans un supermarché FreshCo à Brampton, en Ontario, le vendredi 5 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Chris Young (Chris Young)

À Montréal, certains distributeurs ont vendu des plateaux de 12 contenants de 250 grammes entre 22 et 28$ ces derniers jours. À la même période l’an dernier, le même format se vendait autour de 48$. «C’est la première fois que je vois des prix aussi bas en dix ans», constate Sébastien Brossard.

L’APFFQ parle d’une situation de «dumping»: lorsque des surplus sont écoulés à très bas prix sur d’autres marchés. Cette fois, ces volumes arrivent au Québec alors que les champs d’ici sont eux aussi en pleine production.

Dans ces conditions, la concurrence devient difficile pour les producteurs québécois, qui doivent parfois vendre sous leur coût de production pour écouler leurs récoltes.

Framboises Raspberries, close-up (Dieter Heinemann/Envato)

Un contexte commercial avec les États-Unis particulier

Ce mercredi matin, Donald Trump a affirmé qu’une nouvelle entente avait été conclue avec le Canada.

«Nous n’imposons plus aucun droit de douane sur les importations en provenance du Canada», a-t-il affirmé devant les journalistes.

Il a aussi indiqué que les fermiers américains seraient épargnés par les tarifs. Noovo Info vous explique tout dans cet article! Du côté canadien, Mark Carney parle pour l’instant «d’importants progrès», tandis que le ministre Dominic LeBlanc assure que le système de gestion de l’offre «demeure entièrement intact».

Le premier ministre Mark Carney visite un supermarché FreshCo à Brampton, en Ontario, le vendredi 5 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Chris Young Le premier ministre Mark Carney visite un supermarché FreshCo à Brampton, en Ontario, le vendredi 5 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Chris Young (Chris Young)

Pour le moment, aucun lien direct n’est établi entre cette entente et l’arrivée de framboises américaines et mexicaines au Québec. Une déclaration qui arrive au moment où, au Québec, des producteurs de framboises dénoncent justement la forte présence de fruits américains et mexicains à bas prix dans nos épiceries.

Un réflexe à adopter: l’achat local

L’APFFQ invite les consommateurs à vérifier la provenance des fruits avant d’acheter et à privilégier les framboises du Québec lorsqu’elles sont disponibles.

Achat local Québec (Noovo Info)

Et au moment où le président américain se félicite de cette entente qu’il présente comme particulièrement avantageuse pour ses agriculteurs, des producteurs québécois demandent justement aux grandes chaînes et aux consommateurs de faire davantage de place aux fruits cultivés ici. En somme, achetez local!