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Cet insecte ravageur est une menace pour les arbres à fruits

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Même s’il n’a pas encore été détecté au Québec, le fulgore tacheté fait l’objet d’une surveillance étroite de la part des autorités. Cet insecte envahissant pourrait causer d’importants dommages aux arbres fruitiers. Originaire d’Asie, le fulgore tacheté est apparu pour la première fois aux États-Unis en 2014, en Pennsylvanie.

Pourquoi cet insecte est une menace?

Depuis 2014, il poursuit sa progression vers le nord et a déjà été observé dans plusieurs États situés près de la frontière canadienne. S’il inquiète autant les spécialistes, c’est parce qu’il est particulièrement gourmand. Le fulgore tacheté se nourrit de la sève de plus de 70 espèces de plantes. Les pommiers, les cerisiers, les pêchers, les vignes, les noyers, les saules et plusieurs espèces d’érables figurent notamment parmi ses cibles. Lorsqu’ils sont nombreux sur un même arbre, ces insectes affaiblissent progressivement la plante, ralentissent sa croissance et peuvent même finir par la faire mourir. Ils sécrètent également un liquide collant qui favorise le développement de moisissures, ce qui aggrave encore davantage les dommages.

Voici à quoi il ressemble

À l’âge adulte, le fulgore tacheté mesure environ 2,5 centimètres. Ses ailes sont gris brun et tachetées de noir. Lorsqu’il s’envole, elles dévoilent un rouge éclatant qui permet de le reconnaître assez facilement. Les jeunes larves sont noires avec des points blancs, tandis que les plus âgées deviennent rouges et noires. Les masses d’œufs, elles, ressemblent à une petite couche de mastic gris collée sur une surface.

Inspecter votre extérieur

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le fulgore tacheté ne pond pas uniquement sur les arbres. Ses œufs peuvent également se retrouver surles meubles de patio, les outils de jardinage, les tentes ou encore les véhicules. C’est d’ailleurs de cette façon que l’espèce se déplace sur de longues distances. Si vous revenez d’un voyage aux États-Unis ou si vous transportez de l’équipement provenant de régions où l’insecte est présent, une inspection rapide est fortement recommandée.

Que faire si vous en voyez un?

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (MAPAQ) recommande de photographier l’insecte, le capturer (dans un contenant hermétique) et de le signaler rapidement au MAPAQ ou à l’ACIA (Agence canadienne d’inspection des aliments).

Pour l’instant, le Québec est toujours épargné. Mais les spécialistes rappellent que la vigilance du public demeure la meilleure façon de limiter l’arrivée de ce ravageur avant qu’il ne s’installe durablement! Restez donc à l’affût!