Santé

Omicron : tout savoir sur le variant, symptômes, contagion

Le variant Omicron de la COVID-19 est le variant le plus contagieux observé jusqu'à présent depuis le début de la pandémie. Ce variant a entrainé des hausses fulgurantes de cas à travers le monde à la fin de 2021 et au début de 2022.

Voici ce que l’on sait sur le variant Omicron de la COVID-19.

Qu’est-ce que le nouveau variant Omicron?

Ce variant présente des « mutations multiples » par rapport à la souche originale du virus. Plusieurs semaines après son apparition, on peut désormais dire qu'il est beaucoup plus contagieux que tous les variants que l'on a vu jusqu'à présent. Par contre, il cause généralement des symptômes plus « légers » que les formes précédentes de la COVID-19 et ses symptômes sont différents.

Toutefois, il convient de mettre des bémols à cette affirmation comme quoi le variant Omicron est « plus léger », Même si c’est le cas pour la majorité des personnes adéquatement vaccinées, dans la force de l’âge et sans facteurs de risques, il peut également causer une maladie sévère chez certaines personnes ainsi que la mort, comme on le constate dans le système hospitalier surchargé ces temps-ci. Une chose est sûre : minimiser ce virus n’a jamais été une stratégie gagnante durant ces presque deux ans de pandémie!

Le variant Omicron a d'abord été détecté en Afrique du Sud à la fin du mois de novembre 2021 et il s'est répandu comme une trainée de poudre en l'espace de quelques semaines partout dans le monde. Contrairement à d'autres variants comme Delta qui ont mis plusieurs mois à devenir dominants et à « éliminer » les autres souches, ça n'a été qu'une question de jours pour Omicron.

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Jusqu'à quel point Omicron est plus contagieux?

Les chiffres dépassent l'entendement : à la mi-décembre 2021, autour de 600 000 Québécois avaient officiellement eu la COVID-19 en 21 mois de pandémie. À la mi-janvier 2022 soit un mois plus tard, le gouvernement du Québec avancait que plus de 600 000 personnes avaient contracté la maladie dans les 4 semaines précédentes environ.

C'est ce qui explique la montée en flèche des hospitalisations (et des décès) au Québec dans les dernières semaines ; même en causant une maladie moins sévère chez la plupart des gens, la force du nombre amène quand même plus de gens que jamais à être hospitalisées. C'est une simple question mathématique: un petit pourcentage d'un grand nombre peut quand même être un grand nombre.

Par ailleurs, un sous-variant d'Omicron, appelé BA.2, serait encore plus contagieux (1,5 fois plus qu'Omicron) tel qu'indiqué par une récente étude menée au Danemark et portant sur 18 000 personnes. Dans ce pays scandinave, BA.2 a déjà détrôné Omicron et est devenu rapidement dominant. Rien n'indique toutefois que BA.2 soit plus sévère; il reste à voir s'il va continuer de se propager aussi vite à travers le monde. 

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Qu'en est-il des vaccins?

Depuis le début de la vague reliée à Omicron, l'Université d'Oxford en Angleterre (qui a élaboré le vaccin d'Astra-Zeneca avec la pharmaceutique), Pfizer et Moderna ont révélé que les vaccins existants étaient "significativement" moins résistants au variant Omicron qu'aux autres, et ce, basé sur deux doses de vaccin.

L'administration d'une 3e dose améliorait la protection contre la COVID-19, mais sans toutefois empêcher l'ensemble des infections. Toutefois, les vaccins existants prévenaient toujours bien le risque de développer une maladie sévère.

Pfizer est déjà en train de préparer une nouvelle version de son vaccin à ARN messager spécifiquement adaptée à Omicron, qui serait probablement prête au début du printemps 2022. Une nouvelle version du vaccin de Moderna, qui vient de commencer ces études cliniques chez les humains, pourrait aussi être disponible un peu après.

Le gouvernement fédéral, qui s'occupe de l'approvisionnement des vaccins au Canada, a déjà affirmé qu'il y aurait assez de vaccins pour tous les Canadiens au-delà de la 3e dose.

« Un virus différent »

C'est le Ministre de la Santé Christian Dubé qui l'a affirmé plusieurs fois depuis l'arrivée d'Omicron: avec ce variant, c'est comme si on avait affaire avec un virus différent de celui du début de la pandémie. 

Ses symptômes sont différents : par exemple, Omicron s'attaque moins aux poumons et cause donc moins de difficultés à respirer. De plus, la perte de l'odorat et du goût n'arrivent plus que chez une faible minorité de gens.

De plus, la période de contagion se produit plus rapidement qu'avant (2 à 3 jours après l'exposition au virus) et était, au départ, présumée pour durer moins longtemps. C'est pourquoi la période d'isolement est récemment passée de 10 jours à 5 jours en cas de COVID, chez les personnes pleinement vaccinées. Toutefois, la Dre Teresa Tam a répété que cette consigne était plutôt liée à des facteurs comme le manque de personnel et la chaîne de distribution qu'à la santé publique, puisque selon elle, certaines personnes qui ont eu Omicron peuvent demeurer contagieuses jusqu'à 10 jours. Cette tension entre les deux (la santé publique et les besoins du marché) crée une certaine controverse, à mesure que des preuves s'accumiulent pour signifier qu'Omicron demeurerait en fait contagieux aussi longtemps que la souche originale ou les autres variants de la COVID

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