Santé

Doit-on craindre la nouvelle épidémie du virus Ebola?

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Déjà, plusieurs décès ont été recensés et des spécialistes craignent une situation difficile à contrôler si les ressources médicales sur place ne suivent pas.

Au micro du 98.5 FM, la Dre Joanne Liu (spécialiste des pandémies à l’Université McGill et ancienne présidente de Médecins sans frontières) a lancé un avertissement inquiétant.

si l’épidémie n’est pas rapidement contenue, ça risque de partir complètement hors contrôle.

—  Dre Joanne Liu

Et forcément, le mot Ebola fait immédiatement réagir. Les images des précédentes épidémies ont marqué les esprits et plusieurs associent encore le virus à une crise sanitaire majeure.

Mais est-ce qu’on doit s’inquiéter ici? Pour le moment, les autorités rappellent que le risque pour la population canadienne demeure très faible.

Comment se transmet le virus Ebola?

Contrairement à des virus respiratoires comme la COVID-19, Ebola ne se transmet pas dans l’air. Le virus se propage surtout par contact direct avec les liquides corporels d’une personne infectée, comme le sang, la salive, les vomissements ou la sueur.

Les symptômes peuvent apparaître entre 2 et 21 jours après l’exposition. Forte fièvre, fatigue intense, douleurs musculaires, vomissements… et dans les cas plus graves, des hémorragies peuvent aussi survenir.

Les autorités sanitaires tentent donc d’isoler rapidement les cas lorsqu’une flambée apparaît afin de limiter la propagation.

Est-ce qu’il y a un vaccin?

Oui. Il existe aujourd’hui des vaccins contre Ebola, dont le vaccin ERVEBO, déjà utilisé lors de précédentes épidémies.

Les campagnes de vaccination ciblent principalement les travailleurs de la santé ainsi que les personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.

La situation demeure surveillée de près par les autorités internationales, mais les spécialistes rappellent qu’on est très loin d’un scénario comparable à une pandémie mondiale comme celle de la COVID-19.

Source :

https://www.tvanouvelles.ca/2026/05/17/epidemie-debola-on-est-tous-un-peu-complices-estime-lex-presidente-de-medecins-sans-frontieres-joanne-liu