En Vedette

Le comédien Raymond Bouchard est décédé

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Le milieu artistique québécois est en deuil...

Le comédien Raymond Bouchard est décédé à l’âge de 80 ans, alors qu’il se trouvait aux soins intensifs de l’hôpital de Verdun, après avoir combattu un virus.

Figure incontournable du théâtre, du cinéma et de la télévision d’ici, il laisse derrière lui une œuvre riche et marquante, ainsi que deux filles, Caroline et Isabelle.

Né le 7 mars 1945 à Lauzon, Raymond Bouchard a traversé les décennies avec une présence scénique et une voix immédiatement reconnaissables. Sa longue carrière l’a mené sur toutes les scènes et sur tous les écrans, des plus intimistes aux plus populaires!

Raymond Bouchard (PAUL CHIASSON)

Au théâtre, Raymond a incarné certains des plus grands rôles du répertoire classique et contemporain. Il a notamment prêté sa stature à Argan dans Le malade imaginaire, à Othello dans la tragédie de Shakespeare, à George dans Qui a peur de Virginia Woolf ?, ainsi qu’au jury numéro 3 dans Douze hommes en colère. Des rôles exigeants, portés par une intensité qui a marqué des générations de spectateurs.

Au cinéma, le public se souvient particulièrement de son interprétation de Germain Lesage, le maire manipulateur et charismatique du film La grande séduction. Sorti en 2003, ce long métrage est devenu un classique du cinéma québécois. Raymond Bouchard a également pris part à plus de 30 films, parmi lesquels Cordélia (1980), Ding et Dong, le film (1990), La vie avec mon père (2005), ainsi que les productions françaises Les Profs (2013 et 2015).

Très sollicité pour le doublage, il a aussi prêté sa voix à de nombreux personnages marquants, dont Argus Rusard dans la saga Harry Potter, ainsi que dans Pirates des Caraïbes et les films d’animation Les Bagnoles.

À la télévision, Raymond fait ses débuts en 1978 dans le téléroman Race de Monde, écrit par Victor-Lévy Beaulieu. Par la suite, il multipliera les rôles marquants dans Annie et ses hommes, Les dames de cœur, Scoop, L’or et le papier et Lance et compte. C’est d’ailleurs pour L’or et le papier qu’il reçoit, en 1990, le prix Gémeaux de la meilleure interprétation masculine dans un premier rôle dramatique.

Son décès marque la fin d’un chapitre important de la culture québécoise. Raymond Bouchard laisse une empreinte indélébile dans la mémoire collective et un héritage artistique qui continuera de rayonner longtemps sur nos scènes et nos écrans!