Connu du grand public pour son rôle marquant dans la série jeunesse Ramdam, Maxime Desbiens-Tremblay porte aujourd’hui un regard lucide sur son parcours. Et selon lui, cette popularité précoce n’a pas nécessairement joué en sa faveur lorsqu’il a tenté de se faire une place dans le milieu musical!
C’est au micro du balado animé par Mariloup Wolfe, qu’il a bien connue sur le plateau de Ramdam, que le comédien et chanteur s’est confié avec franchise. Ayant incarné Manolo pendant sept ans, de l’adolescence à l’âge adulte, Maxime explique que la fin de la série, diffusée entre 2001 et 2008, a marqué une période particulièrement difficile.
« Les premières années ont été très, très tough », admet-il, évoquant notamment des emplois éloignés du milieu artistique pour subvenir à ses besoins.
L’un des aspects les plus difficiles? Être constamment associé à son personnage!
L’acteur raconte que plusieurs personnes semblaient déstabilisées de le voir occuper des emplois « ordinaires », comme si son rôle à la télévision définissait entièrement sa réalité. Mais c’est surtout dans sa carrière musicale que l’impact s’est fait sentir. Contrairement à ce qu’il espérait, sa notoriété n’a pas suscité la curiosité du public!
« Au début, je pensais que cela allait m’aider, que les gens allaient être curieux et allaient me suivre. Ça n’a pas été ça », confie-t-il.
Selon lui, l’image d’une émission jeunesse populaire et légère a pu jouer contre lui: certains avaient du mal à le prendre au sérieux comme chanteur!
À cette réalité s’ajoute un autre facteur important: l’anxiété de performance, qu’il vivait déjà vers la fin de Ramdam. À l’époque, le sujet était beaucoup moins discuté, ce qui l’a amené à vivre cette pression de façon très intérieure, sans vraiment en parler publiquement. Il évoque aussi la difficulté de naviguer dans un milieu où il faut constamment « se vendre » et dépendre du regard des autres, notamment lors des auditions.
Pendant un certain temps, Maxime a tenté de jouer le jeu médiatique pour percer en musique. Mais cette approche ne lui correspondait pas! Il en parle d’ailleurs dans sa chanson Si j’étais moi, où il aborde ce décalage entre son identité artistique et les attentes du milieu. Aujourd’hui, en plus de ses projets musicaux, il travaille aussi comme ingénieur de son sur des plateaux de doublage, poursuivant son chemin à sa manière.
Invité à se prononcer sur l’idée d’un éventuel retour de la série, Maxime Desbiens-Tremblay ne cache pas ses réserves. Peu nostalgique, il affirme qu’un projet de type Ramdam 2.0 devrait être particulièrement solide pour l’intéresser. Il craint surtout que cela le ramène à une image qu’il souhaite désormais laisser derrière!
Son objectif est clair: être reconnu avant tout comme auteur-compositeur-interprète!
On lui souhaite merde pour la suite!











