La météo est incontestablement l’un des sujets préférés des Québécois et des Québécoises. On aime en parler, la critiquer et la regarder… plusieurs fois par jour. Elle dicte nos humeurs, mais surtout nos sorties extérieures.
L’alliance touristique du Québec cite un récent sondage qui démontre que: 91% des Québécois consultent la météo avant de s’adonner à un loisir ou à un divertissement. Et 72% des Québécois ont déjà modifié leurs plans en raison des prévisions.
Des prévisions météorologiques qui incitent à rester chez soi
Pour ma part, je n’aime pas le froid, je peux même dire que je déteste le froid. Ce n’est pas ma faute. C’est mon métabolisme qui est fait comme ça.
J’explique souvent à mon entourage que je suis même gelée de l’intérieur, peu importe la quantité et la qualité des vêtements que j’enfile.
Pourtant, rationnellement, je sais que je peux affronter toutes sortes de température. Lorsque je sors faire une activité en plein air, j’en reviens chaque fois ravie. Mais, c’est plus fort que moi, mes yeux retournent vérifier les prévisions météorologiques: -27 avec le facteur éolien. On va attendre que les journées se réchauffent un peu.
Pour le moment, j’ai juste envie d’hiberner sous une couverture jusqu’à ce que l’été revienne. Les heures et les journées passent, et je retourne voir les prévisions météorologiques: encore plus froid, toujours du froid. Cette année, c’est ainsi depuis le mois de novembre.
Et si on utilisait plutôt les prévisions pour s’habiller adéquatement?
Lorsque j’ai vu passer sur les réseaux sociaux les publications de Pierre Lavoie, célèbre athlète, conférencier et fondateur du Grand défi Pierre Lavoie, je me suis sentie interpellée.
On y lit entre autres: «au Québec, notre rapport à la météo hivernale glisse tranquillement de l’information vers la dramatisation systématique. Jour après jour, des termes comme: vortex polaire, facteur éolien extrême, conditions désastreuses, froid dangereux, s’accumulent dans l’espace médiatique. Résultat: une population qui se replie, qui hésite à sortir, qui annule des activités, qui garde les enfants à l’intérieur… même lorsque les conditions sont normales pour un hiver québécois.»
Effectivement, pourquoi vérifier sans cesse la météo plutôt que de sortir et vérifier par soi-même comment on se sent? Pourquoi ne pas utiliser les prévisions pour s’habiller adéquatement tout simplement? Pourquoi empêcher les enfants de sortir dans les cours d’école plutôt que de s’assurer qu’ils possèdent tout l’équipement nécessaire pour se protéger du froid?
Geneviève Cantin, présidente-directrice générale de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec a aussi fait des sorties dans les médias, entre autres, dans La Presse, rappelant qu’il n’y a pas de mauvaises météos, seulement de mauvais vêtements.
De plus, souvent, les prévisions varient d’une heure à l’autre, d’une région à l’autre et même d’un endroit à l’autre, selon si l’on est plus ou moins exposé au vent.
Il faut éviter de figer avant d’avoir mis un pied à l’extérieur. On habite au Québec après tout, où année après année, l’hiver et le froid reviennent.
Oser aller jouer dehors, peu importe la météo, avec le bon équipement
J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai planifié une petite sortie de randonnée.
J’ai opté pour Sutton, parce que c’est seulement à 1h15 de la maison. Je me suis assurée de mettre plusieurs épaisseurs de vêtements, j’ai enfilé mon manteau, ma tuque et mes pantalons de neige.
Une fois rendue sur place, j’ai hésité. On recommande souvent, à cette période de l’année, de porter des crampons, mais j’ai de bonnes bottes. Habituellement, je dis non merci. J’ai cependant repensé au fait qu’il n’y a pas de mauvaises météos, mais parfois de mauvais vêtements… et de mauvais équipements. Pour une location qui coute 10$, aussi bien mettre toutes les chances de mon côté.

J’ai donc placé les crampons sur mes bottes et j’ai commencé à marcher dans le froid matinal hivernal.
Pour prendre conscience qu’on est bien même si c’est l’hiver
En avançant dans la forêt, j’étais protégée du vent. Le fameux refroidissement éolien ne m’atteignait pas. Rapidement, j’ai eu chaud. De plus, les crampons me permettaient de ne pas gaspiller mon énergie en m’évitant de glisser et de faire du sur-place. Je pouvais pleinement profiter de la balade.
Pour respirer le grand air et profiter des paysages féériques

J’avançais facilement à travers un paysage enneigé féérique. C’était simple, pourtant, de profiter de cette magie. Il suffisait de laisser de côté les prévisions météo.
J’ai pu prendre de grande respiration d’air froid et pur, entendre mon cœur battre lors des montées un peu plus difficiles, observer mon niveau de concentration lors des descentes qui sont amusantes et beaucoup plus faciles avec des crampons au pied et surtout m’émerveiller à tous les tournants.
Pour se déconnecter des réseaux sociaux
Pendant ces quelques heures, je me suis aussi déconnectée de tout l’univers du numérique. Bien sûr, j’ai sorti quelques fois mon téléphone, mais uniquement pour prendre des photos parce c’était si beau.

Je ne l’ai pas consulté pour lire mes messages ni pour effectuer des recherches pour répondre à un questionnement.
Par le fait même, je ne suis pas atterri sur un réseau social qui m’aurait présenté le quotidien fort rempli et intéressant de toutes sortes de personnes que je connais bien ou moins bien… ou pas du tout. Bref, j’ai été déconnectée, mais surtout connectée aux beautés de la nature.
Pour être dans l’action… et vivre vraiment

J’étais moi-même dans l’action, en train de vivre. Ça semble niaiseux peut-être… car on vit tous et toutes sinon… on serait mort. C’est vrai. Mais, on dirait, particulièrement durant nos longs hivers, que je cesse de vivre. Je fonctionne.
Néanmoins, mon quotidien manque souvent de couleurs. Tout à coup, en pleine nature, j’étais vivante dans un environnement coloré de bleu intense, de touches de vert, de blanc contrastant et de brillants qui scintillent un peu partout.
Pour faire diminuer le stress et l’anxiété et améliorer notre santé mentale

Les études l’ont démontré à maintes reprises, la nature apaise et fait chuter le niveau d’anxiété. On l’a d’ailleurs expérimenté durant la pandémie. Le moindre ilot de verdure était notre soupape. Ceux-ci procurent chaque fois de grands bienfaits. On semble pourtant l’avoir oublié.
Alors qu’on sait que l’anxiété gagne sans cesse du terrain, que la santé mentale est de plus en plus fragile, il faut s’encourager à sortir, et non pas être terrorisé par le froid.
L’hiver fait partie de notre ADN, il faut en faire un allié et non pas un ennemi. Lorsqu’on va dehors, on réalise qu’on a accès à un si beau terrain de jeu, on s’active et on laisse de côté les écrans néfastes pour notre santé mentale. Comment ne pas retrouver un peu de zénitude dans un tel environnement?
Pour être heureux et heureuse, tout simplement

Pendant que j’avance et que je croise d’autres randonneurs et randonneuses, je réalise à quel point ça me fait du bien d’être là.
Je suis heureuse d’avoir la chance d’admirer ces arbres remplis de neige, les épinettes qui créent les fameux fantômes de neige, mais aussi les feuillus qui sont givrés et qui nous donnent l’impression d’être dans une forêt enchantée.
Ce sentier, j’ai l’ai parcouru souvent et chaque fois il m’offre un spectacle différent.
Je n’ai pas eu à débourser une somme faramineuse (9$ pour l’entrée et 10$ pour la location des crampons) pour être ici et y être si bien. Pendant ce temps, mon cerveau s’emplit des paysages majestueux. Pas de comparaison, pas de compétition.
Je suis simplement bien parce que j’ai osé affronter le froid. Rien de bien complexe quand on y réfléchit.
Des prévisions météorologiques pour miser sur la sécurité et éviter les dangers associés à la météo
Évidemment, il ne faut pas minimiser les risques associés au froid et s’assurer d’être sécuritaire lors de nos sorties en plein air. La météo devrait donc être un outil qui nous aide à bien nous préparer pour profiter pleinement du plein air. Et non, à l’inverse, nous alarmer afin que l’on reste chez soi.

Le grand air accessible à tout le monde à faible coût
Enfin, sortir jouer en plein air ne demande pas grand-chose. Il y a toujours à proximité un boisé, une montagne où aller marcher, glisser, courir, s’amuser et respirer.
Lorsqu’on sort et qu’on observe la nature, spécialement lorsqu’elle est enneigée, on réalise que le froid offre souvent de magnifiques spectacles dont on se prive trop souvent. On nourrit notre esprit de beauté, on active notre corps, et on s’amuse tout simplement. Nul besoin de dépenser une fortune. Il suffit de sortir dehors!
Alors, n’hésitez pas! Sortez profiter des merveilles de notre hiver québécois, peu importe la météo.
Vous aimerez aussi:
- Les 3 meilleurs gants chauffants pour des mains au chaud
- Quoi faire cet hiver au Québec: 35 nouveautés à découvrir
- Randonnée d’hiver : l’équipement essentiel pour apprécier chaque pas
Consulter tous les contenus de Cynthia Brunet






