Pour plusieurs d’entre nous, le temps des Fêtes est synonyme de rassemblements familiaux, de cadeaux sous le sapin, mais également de repas copieux où se mêlent dinde, bûches et abondance de petites bouchées.
Malheureusement, la multitude de buffets et de brunchs est trop souvent associée à de la culpabilité et de l’anxiété pour ceux qui entretiennent une relation amour-haine avec la nourriture.
Comment ne pas terminer les Fêtes en faisant une clé de bras à notre galette des Rois? Voici des pistes de réflexion pour conserver une relation saine avec son alimentation pendant la période de Noël.
Pour garder une relation positive avec la nourriture, voici une série de pièges à éviter :
- Se mettre au régime/« faire attention » durant les semaines qui précèdent le réveillon
En effet, priver son corps d’une quantité suffisante de nourriture peut l’amener à vouloir se « rattraper » par la suite. L’ironie? Vous serez persuadé plus que jamais de la nécessité de vous priver l’an prochain. Et vous voilà bien pris dans un cercle vicieux sans fin…
Le raisonnement est similaire si vous vous interdisez certains aliments. Lorsque votre grand-mère préparera la table de desserts, vous n’aurez d'yeux que pour eux jusqu’à la fin de la soirée si le moindre sucre a été banni chez vous depuis octobre!
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En fait, notre corps jeûne durant la nuit. Ainsi, au réveil, il est normal d’avoir besoin de manger. Certaines personnes ont perdu l’habitude de déjeuner et ont l’impression que cela n’est pas nécessaire puisqu’ils ne ressentent plus la faim le matin. Certains ont même mal au cœur. Pourtant, s’ils reprennent cette routine graduellement, ils constatent rapidement des bienfaits à plusieurs niveaux.
Pour revenir aux brunchs… Ils ont souvent lieu plusieurs heures après notre lever. Repousser notre premier repas afin d’avoir suffisamment faim pour profiter pleinement du pain doré, ce n’est pas un choix qui favorise une relation saine avec l’alimentation.
Pourquoi ne pas manger un peu avant de rejoindre les autres invités? Il est probable que vous ne mangiez pas autant durant le brunch (quoique le contraire n’est pas mal non plus!), mais vous risquez de constater que le reste de votre journée s’en porte mieux. Et surtout : prenez le temps de savourer chaque bouchée en toute liberté!
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- Écouter et entretenir des conversations sur les régimes, la perte de poids de l’une et la nouvelle tendance alimentaire expliquée par l’autre
Après tout, s’il y a une convive qui ne devrait pas recevoir d’invitation pour Noël, c’est bien la culture des diètes! Permettez-vous de vous épargner ce type de discours en amenant la conversation ailleurs ou en vous joignant à une autre discussion. Autrement, vous risquez d’être contaminé par les préoccupations des autres à l’égard de leurs poids ou de leur alimentation, et ce, surtout si votre propre relation à votre image corporelle et votre assiette est fragile.
- Inclure l’un des principes de la culture des diètes dans votre liste de résolutions annuelles
Pour plusieurs, ce n’est pas que la galette des Rois qui reste prise dans la gorge, mais aussi la culpabilité des repas des Fêtes! Mais je vous en conjure : ne prenez pas d’abonnement au gym du quartier si vous avez des nausées à l’idée de lever des poids et faire du tapis roulant! Bien entendu, activer son corps, bouger, c’est essentiel pour la santé physique et mentale. Mais allez vers une activité qui vous plaît pour de vrai.
Donnez-vous des objectifs réalistes (même s’ils sont très petits) qui se maintiennent (et que vous pourrez augmenter avec le temps, car le sport ne sera plus associé à l’échec et la culpabilité) et non des buts plus ambitieux que vous ne tiendrez que deux ou trois semaines.
Je vous souhaite également d’inclure le mot « alimentation » à votre liste de résolutions seulement s’il est accompagné de « relation saine avec » ou ses équivalents!
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