Bien-être

Comment va se passer le retour au bureau?

Désormais, après l'essouflement de la 5e vague liée à Omicronil n’y a plus d’obligation de télétravail.

Qu’on ait hâte ou pas, le retour au bureau s’en vient pour la majorité d'entre nous, sous différentes formes. Retour graduel ou pas, mode hybride ou pas: une certaine forme de télétravail sera probablement là pour rester, mais le présentiel s’en viendra probablement d'ici quelques semaines ou quelques mois.

Voici quelques réponses aux questions que les gens se posent à l’heure actuelle sur le retour au bureau.

Est-ce que je peux convaincre mon employeur de rester à la maison?

Il y a toutes sortes de travailleurs: certains qui n'en peuvent plus d’être en télétravail et d’autres qui… font de l’anxiété intense juste à l’idée de retourner au bureau. Pour ces derniers, le télétravail a été une révélation incroyablement bénéfique, qui leur a permis non seulement d’être plus productifs au boulot, mais également plus équilibrés dans leur vie et moins stressés en général.

Comme la preuve a été faite par ces personnes que non seulement elles ont pu maintenir le même rythme qu’à la maison, mais qu’en plus elles ont augmenté leur productivité (puisqu’elles avaient moins de distractions, pas de transport, etc.), beaucoup en ce moment se posent cette question: est-ce possible de demander de ne pas revenir?

Et dans le contexte actuel, après presque deux ans à la maison, les employeurs, en général, s’attendent à ce qu’une certaine proportion des travailleurs le demande.

Il y a deux points à faire ressortir en particulier lors de ces discussions: la productivité accrue, avec si possible des exemples concrets (travail plus rapide, plus d’heures données à l’entreprise, volume plus important qu’avant) et l’impact positif sur la satisfaction au travail et dans la vie. Les employeurs savent qu’un employé heureux et moins stressé et un employé plus performant.

Dans un contexte de pénurie de main d’œuvre, les milieux de travail ont aussi la rétention de leurs «bonnes personnes» en tête! Ils n’ont pas intérêt à perdre un employé qui sera porté à chercher un autre emploi pour pouvoir rester à la maison (ou garder la possibilité de travailler à partir de son chalet, par exemple).

Bien sûr, ce ne sont pas tous les employeurs qui seront prêts à accepter de telles demandes. Mais, c’est le temps ou jamais de le demander, car la flexibilité est certainement plus présente qu’avant. S’il y a une hésitation de la part de l’employeur, c’est toujours possible de demander un essai pour une période de quelques mois, après quoi il sera possible d’en discuter à nouveau.

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Les employeurs savent qu’un employé heureux et moins stressé et un employé plus performant.

Est-ce que je peux garder mon code vestimentaire plus relax?

Encore une fois, il faut de tout pour faire un monde: certains ont beaucoup trop hâte de recommencer à s’habiller «en vrais vêtements» et de se mettre cute, tandis que d’autres ont découvert la vie sans soutien-gorge et ne veulent plus revenir en arrière.

S’habiller «pour le bureau», c’est comme affronter le trafic chaque jour: une chose que tout le monde faisait avant la pandémie sans se poser trop de questions, mais qui n’apparaît plus tant avoir de sens maintenant! Lors des innombrables réunions Zoom, tous nos collègues ont eu l’occasion de voir nos vêtements mous à l’infini de toute façon, alors pourquoi ça changerait avec le retour si ça permet aux gens de se sentir plus à l’aide?

La meilleure manière de s’assurer que c’est correct de le faire, c’est de vérifier avec les ressources humaines. Peut-être que les politiques d’avant tiennent toujours, ou peut-être (on peut espérer) qu’il y aura plus d’ouverture à laisser les employés faire comme bon leur semble (avec des limites, bien entendu).

Certaines industries, comme les banques et les assurances, demeureront probablement plus frileuses que d’autres au changement. Mais en règle générale, le code vestimentaire des bureaux risque d'être moins strict qu’avant: les jeans ne sont plus proscrits dans la plupart des endroits et la cravate n’est vraiment plus portée par la majorité, par exemple. Alors, ça ne coûte rien d’essayer de remettre les règles en question.

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Est-ce que je suis obligé d’endurer mes collègues déplaisants?

On dirait que tout le monde a la mèche plus courte qu’avant la pandémie, et ça inclut la tolérance envers ceux avec qui on travaille. Pour plusieurs, il y a eu des deal breakers dans l’attitude de leur entourage durant la dernière année et demie: ceux qui ont fait des rassemblements quand même, ceux qui sont allés en voyage comme si de rien n’était et qui se sont moqués de la quarantaine au retour, sans compter ceux qui avaient des opinions vaguement «conspi»...

Mais. malheureusement, les collègues sont comme la famille: on ne les choisit pas. Il faudra réapprendre à les côtoyer en personne et à collaborer avec eux. Par contre, personne n’est obligé d’être le meilleur ami de son collègue. Une relation neutre et civile est tout ce qui est demandé.

Comment faire face aux commentaires, aux regards et au jugement liés à l’apparence?

Oui, après un an et demi, il y a beaucoup de gens qui ont changé. Certaines ont eu des bébés. Certains en ont profité pour se mettre en forme. Et plusieurs personnes ont pris du poids. C’est une réponse tout à fait normale du corps en temps de crise, et personne ne devrait se sentir mal pour ça! Mais, c’est une chose de se le dire lorsqu’on est à la maison et… c’en est une autre d’y faire face en retournant au bureau.

Dans un monde idéal, personne ne devrait jamais faire de commentaires sur l’apparence des gens, point barre. Et ce même si l'intention est de les complimenter; ce n’est pas toutes les femmes qui sont à l’aise de se faire dire qu’elles sont minces, par exemple.

Mais, probablement que ça ne se passera pas comme ça -il faut être réaliste. Alors, le meilleur moyen de passer au travers un commentaire déplacé est simplement de répondre de manière neutre et détournée, du genre: «Oui, c'est vrai que ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus». L’autre élément qui est important, c’est bien sûr de pratiquer la bienveillance et l’auto-compassion envers soi-même au quotidien.

Fin du port du masque en continu

Dès le 28 février 2022, il ne sera plus oligatoire de porter le masque en continu dans les lieux de travail, à condition que la distanciation de 2 mètres puisse être maintenue en tout temps. Sinon, il sera possible d'enlever le masque une fois en place s'il existe une barrière physique entre les travailleurs -par exemple, une partition en plexiglas.

Le masque sera pour l'instant maintenu durant les déplacements.