Derrière cette initiative se trouve Eugénie Lacroix, une simple citoyenne comme elle aime le dire. À 45 ans, elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein triple négatif, une forme particulièrement agressive de la maladie.
Son parcours l’a convaincue qu’il fallait rouvrir la discussion sur l’âge du dépistage. La pétition, parrainée par le député de Québec solidaire à l’Assemblée Nationale, Sol Zanetti, est née de cette volonté de faire avancer les choses.
Pour moi, il est trop tard. ... Mais j’ai espoir que pour d’autres Québécoises, il puisse en être autrement. Alors, j’ai mis en ligne cette pétition que je vous invite à signer en grand nombre ...
— Eugénie Lacroix
Pourquoi parle-t-on du seuil de 50 ans?
En ce moment, les Québécoises âgées de 50 à 74 ans reçoivent une invitation pour passer une mammographie tous les deux ans. Avant cela, il faut généralement consulter un médecin pour obtenir une prescription.
Pour plusieurs femmes, cette limite d’âge soulève des questions, surtout lorsqu’elles connaissent une proche qui a reçu un diagnostic avant 50 ans.
En 2025, selon La Société canadienne du cancer ‚13 % des cas de cancer du sein sont diagnostiqués entre 40 et 49 ans et dans le même temps, on estimait toujours selon la SCC que plus de 8200 Québécoises recevraient un diagnostic , tandis qu’environ 1350 en mourraient.
Il est crucial de débuter le dépistage à 40 ans afin d’améliorer les chances de survie.
— Société canadienne du cancer
Un débat qui revient souvent
Depuis quelques années, des patientes, des médecins et des organismes demandent de revoir les critères d’admissibilité au programme québécois afin d’emboiter le pas à d’autres provinces canadiennes qui offrent déjà cet accés dès 40 ans.
Où peut-on signer la pétition?
Comme toutes les pétitions déposées à l’Assemblée nationale, elle est accessible en ligne.
La pétition est en ligne jusqu’au 22 août 2026.













