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«Je suis incapable de faire le deuil»: Josélito Michaud revient sur sa décision

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Après avoir annoncé il y a quelques années qu’il souhaitait tourner la page sur sa carrière d’animateur, Josélito Michaud crée aujourd’hui la surprise en revenant sur cette décision!

Dans une longue publication partagée sur les réseaux sociaux cette semaine, l’homme de médias a révélé qu’il reprendra finalement son métier d’intervieweur, un rôle qu’il affirme ne jamais avoir réussi à quitter complètement.

Celui qui vit désormais avec un trouble neurologique fonctionnel explique avoir longtemps cru qu’il devait faire le deuil de cette profession qui a marqué une grande partie de sa vie. Avec beaucoup de transparence, il admet toutefois que cette décision était également liée à une peur du rejet et à l’impression de ne plus avoir sa place dans le milieu.

Josélito Michaud Josélito Michaud (Facebook Josélito Michaud)

Dans son message, Josélito confie que plus il s’éloignait de l’animation et des entrevues, plus un profond malaise s’installait. Il dit ressentir aujourd’hui un véritable besoin de revenir vers les autres afin de créer des échanges humains authentiques et de donner la parole aux émotions souvent cachées derrière les apparences. L’animateur précise que son retour ne sera pas motivé par la recherche de visibilité ou par le désir de retrouver les projecteurs. Il affirme plutôt vouloir mettre de l’avant des projets plus personnels et plus humains, centrés sur l’écoute, la vulnérabilité et les histoires de vie.

«JE REVIENS SUR MA DÉCISION.

JE VAIS REFAIRE MON MÉTIER D’INTERVIEWEUR.

Je suis incapable de faire le deuil de ce métier.

Et au fond, je n’ai pas à le faire.

Je ne le ferai jamais.

« Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée », dit le vieil adage.

Il y a quelques années, j’ai annoncé publiquement que je ne voulais plus faire ce métier.

Mais en toute transparence, j’avais surtout peur de ne plus être choisi.

Alors j’ai préféré partir de moi-même.

Un vieux réflexe lié à l’enfance.

Partir avant le rejet.

Mais plus je m’éloigne de ce métier, plus quelque chose en moi souffre. Je souffre beaucoup et inutilement. Je dois être sur mon X.

Plus j’avance, plus l’appel revient.

Pas celui des projecteurs ni celui des sirènes de l’ego.

Celui-là, je le connais. Et il s’est apaisé avec le temps.

J’ai reçu bien plus que je n’aurais pu imaginer dans cette vie.

Non.

L’appel que je ressens aujourd’hui est ailleurs.

C’est celui d’une mission profondément humaine.

Une nécessité presque viscérale d’aller vers l’autre pour comprendre ce qui nous habite, ce qui nous brise, ce qui nous sauve, ce qui nous relie.

Je réalise que je n’ai jamais interviewé pour simplement faire parler les gens.

J’ai interviewé pour écouter ce qui tremble derrière les mots.

Pour donner une voix aux cicatrices invisibles.

Pour créer des espaces où l’on peut enfin déposer son armure.

Voilà pourquoi je reviens aujourd’hui avec une envie renouvelée et autrement plus profonde.

Je vais bientôt présenter mes balados vidéo :

JE NE VOUDRAIS PAS ÊTRE INDISCRET,

L’ENTREMETTEUR

et SANS GLUTEN & SANS LACTOSE, un projet lumineux que je partagerai avec ma fille Yasmeena.

En parallèle, je prépare aussi un documentaire très personnel : LA MACHINE BRISÉE.

Une œuvre nécessaire sur la performance, l’épuisement, l’anxiété silencieuse et cette époque où tant d’humains avancent avec une mécanique intérieure fragilisée.

Je continue également, en amont, à veiller à la destinée professionnelle de mon ami Luc Langevin, un créateur d’exception au talent immense, ainsi qu’à accompagner comme mentor la superbe marque québécoise EVIVE, qui célèbre déjà ses 10 ans d’existence.

Avec le temps, je comprends que mon véritable métier n’a jamais été seulement d’interviewer.

Mon métier, c’est de créer des rencontres qui permettent aux êtres humains de se révéler.

Et peut-être aussi… de se réparer un peu ensemble.

Alors oui.

Je reviens.

Plus fragile.

Plus conscient.

Moins préoccupé par la performance.

Mais probablement plus vrai que je ne l’ai jamais été.

Parce qu’au fond, certaines vocations ne nous quittent jamais.

Même lorsqu’on tente de leur dire adieu.

Elles continuent de nous attendre en silence. »

Parmi les projets annoncés, Josélito Michaud lancera bientôt plusieurs balados vidéo, dont Je ne voudrais pas être indiscret et L’Entremetteur. Il prépare également Sans gluten & sans lactose, une émission qu’il partagera avec sa fille, Yasmeena Michaud.

En parallèle, il travaille aussi sur un documentaire personnel intitulé La machine brisée, une œuvre qui abordera notamment la performance, l’épuisement et l’anxiété silencieuse vécue par de nombreuses personnes. Même s’il revient aujourd’hui avec une approche différente, Josélito assure vouloir continuer à créer des rencontres vraies et sincères, convaincu que certaines vocations ne disparaissent jamais complètement.

Rappelons que récemment, l’animateur avait également dû mettre certaines activités sur pause en raison d’une blessure.

Josélito Michaud et Yasmeena Michaud (Karine Paradis)