Sortir

Après 10 ans de travaux, la basilique Notre-Dame dévoile enfin sa nouvelle façade

Publié le 

Après une décennie passée derrière des échafaudages, la façade avant de l’emblématique basilique Notre-Dame de Montréal a été entièrement restaurée et enfin dévoilée.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Les travaux ont mobilisé des centaines de travailleurs, nécessité des milliers d’heures de travail et requis la pose de 10 000 pierres.

«C’est un grand soulagement pour nous», a déclaré Michel Issa, directeur général de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal.

Selon lui, les travaux sur la façade ont débuté en 2016.

«La statue de la Vierge Marie montrait des signes indiquant que sa main risquait de tomber», a-t-il expliqué, ajoutant qu’une évaluation avait également révélé des problèmes d’infiltration d’eau.

Mathieu Verreault, directeur des opérations du projet, a indiqué que les tours étaient les parties les plus endommagées de l’édifice.

Les pierres d’origine provenaient d’une carrière située dans le quartier Mile End à Montréal, tandis que les pierres de remplacement ont été extraites dans la région de Québec.

M. Verreault souligne que le processus d’assemblage a été réalisé avec un souci du détail exceptionnel, chaque pierre étant inspectée et façonnée selon des méthodes traditionnelles.

«L’architecte prend un marteau, frappe la pierre et, au son qu’elle produit, il peut déterminer si sa qualité est suffisante», a-t-il expliqué.

Selon lui, la seule façon de distinguer les nouvelles pierres des anciennes est leur teinte plus claire.

Âgée de près de 200 ans, la basilique est la première église de style néogothique au Canada.

«À l’époque de sa construction, il s’agissait du plus grand bâtiment d’Amérique du Nord, voire des Amériques», a affirmé Dinu Bumbaru, de Héritage Montréal.

Avec l’achèvement de la restauration de la façade, environ 20% du chantier est désormais complété.

Les travaux de réparation du reste de l’enveloppe extérieure de l’église restent à venir, tout comme la restauration intérieure, qui pourrait s’échelonner sur une autre décennie.

Le coût total du projet est estimé à 100 millions de dollars.