Bien-être

L'impact des réseaux sociaux sur notre vie

Les réseaux sociaux occupent une grande place dans nos vies. Même ceux qui y étaient plus réticents, il y a quelques années, ont trouvé une plateforme qui leur convient. D’ailleurs, 96 % des Canadiens de 16 à 24 ans se connectent à un réseau social chaque jour. Les jeunes, comme les moins jeunes les utilisent pour socialiser et s’informer. Les avantages sont nombreux, mais les inconvénients également... et, parfois, un avantage peut devenir un inconvénient. Voici quelques impacts des réseaux sociaux.

Les avantages des réseaux sociaux

Communiquer

Les réseaux sociaux sont des outils de promotion pour les entreprises commerciales et les fournisseurs de service. Ils sont aussi des vecteurs de changement, de mobilisation. C’est en communiquant via ces derniers que les acteurs du printemps arabe ont renversé trois gouvernements en 2011 (Tunisie, Égypte, Libye).

S’informer

C’est également via les réseaux sociaux que les entreprises de presse et les organismes de communication informent leurs membres des derniers développements dans l’actualité. Les informations circulent maintenant plus rapidement que jamais et il est facile de rejoindre une masse significative de gens en peu de temps.

Se rapprocher de ceux qu’on aime

Ces mêmes réseaux sociaux permettent de retrouver des relations perdues, d’anciens partenaires amoureux, des copains de classe jadis appréciés, voire des parents éloignés. Ils demeurent des outils efficaces pour obtenir des nouvelles de nos proches.

Durant la pandémie de la COVID-19, les réseaux sociaux sont devenus des incontournables pour être en contact avec les êtres chers. Que ferions-nous sans ses outils pour échanger et partager avec tous ces gens qui nous manquent au quotidien?

Partager, dénoncer et faire évoluer notre monde

De nombreux réseaux sociaux, entre autres YouTube et Facebook permettent la diffusion d’images qui peuvent changer le monde ou entrainer des interventions dans certains points chauds du globe. Les vidéos des représailles face aux manifestants syriens et yéménites sont de beaux exemples de leur efficacité. La vidéo diffusée en direct sur Facebook de Joyce Echaquan a également secoué l’ensemble du Québec et a engendré une réflexion nécessaire face au traitement réservé à certaines personnes autochtones. De plus, différents mouvements de dénonciation, entre autres, #Moiaussi, n’auraient pas eu le même impact sans les réseaux sociaux.

Développer de nouvelles relations

Chaque réseau social offre la possibilité de multiplier les relations et d’en développer de nouvelles. Certains y trouvent l’amour, d’autres y cultivent des amitiés. Ces réseaux permettent également de faire un appel à tous afin d’obtenir de l’aide dans certaines circonstances et même d’y trouver un emploi.

Briser la solitude?

Mal du siècle, la solitude mine le bien-être de nombreuses personnes. Or, les réseaux sociaux comblent une partie de ce vide relationnel, mais en même temps, lorsqu’on en abuse, ils peuvent l’accentuer.

Les inconvénients des réseaux sociaux

Mais s’ils apportent de nombreux avantages, les réseaux sociaux, comme Internet, sont capables du meilleur comme du pire.

Intimidation et harcèlement

Sujet à la mode tant en Amérique du Nord que chez nos cousins français, l’intimidation trouve sa place dans les réseaux sociaux. Des personnes mal intentionnées s’en servent pour harceler des collègues, des confrères ou consœurs de classe. Jeunes et moins jeunes rédigent des messages insultants ou haineux et s’en donnent à cœur joie, sans censure.

Pédophilie et pornographie juvénile

Les histoires d’horreur sont légion. De nombreux pédophiles utilisent les réseaux sociaux pour dénicher et séduire des fillettes et des adolescentes pour ensuite les agresser ou pour obtenir des photos d’elles peu vêtues. Les utilisateurs des réseaux sociaux sont de plus en plus jeunes, et les gens malintentionnés savent où les trouver. Pour cette raison, il est impératif de ne pas laisser les enfants seuls sur les réseaux sociaux.

Vie professionnelle et privée

La barrière entre la vie professionnelle et privée s’amenuise avec les réseaux sociaux. Plus les gens s’y affichent, plus les personnes de leur entourage peuvent tout savoir sur eux. Parmi cet entourage, il y a peut-être un futur employeur, ou encore quelqu’un qui cible ses victimes pour commettre un vol. Il ne faut jamais oublier que ce que l’on met sur le web devient public, malgré les paramètres de confidentialité, malgré les images qui, en principe, disparaissent après quelques minutes. Avec les réseaux sociaux, il n’y a plus aucune barrière entre la vie professionnelle et la vie privée. Il faut donc impérativement se questionner par rapport à ce qu’on alimente de notre « vie virtuelle. »

Cybercriminalité

Les pirates informatiques sont passés maîtres dans le vol d’identité via les réseaux sociaux. Certains s’en servent pour avoir accès à vos renseignements personnels. D’autres pénètrent dans votre ordinateur pour voler des mots de passe et des numéros importants : assurance sociale, carte bancaire, cartes de crédit et plus encore.

Désinformation

Les réseaux sociaux sont une source d’information faramineuse. Toutefois, la désinformation s’y trouve tout autant. Il est de plus en plus difficile de départager ce qui est vrai de ce qui est faux. De plus, les algorithmes utilisés par les réseaux sociaux présentent souvent une seule facette de l’information, celle qui nous conforte dans nos positions.

Pour cette raison, les utilisateurs des réseaux sociaux devraient prendre le temps de s’informer à partir des médias extérieurs qui constituent des sources fiables d’informations.

Baisse d’estime de soi

On remarque, de plus en plus, une baisse de l’estime de soi chez les utilisateurs assidus des réseaux sociaux, en particulier chez les adolescentes. En se comparant toujours à des images parfaites, à des gens qui semblent vivre continuellement des choses extraordinaires, il semble de plus en plus difficile pour les jeunes de se forger leur propre estime personnelle.

Problème de santé mentale chez les adolescents

À cette baisse d’estime de soi, s’ajoutent des problèmes de santé mentale. Des études démontrent qu’ils sont en progression depuis l’utilisation massive des réseaux sociaux.

Les symptômes de l’anxiété, de la dépression et de la solitude sont accentués chez les gens qui passent de 3 à 6 heures par jour sur les médias sociaux.

Isolement et radicalisation

Alors que l’une des forces des réseaux sociaux est de briser la solitude, ils mènent pourtant à accentuer l’isolement. Certains individus trouvent plus aisé d’échanger à travers un écran que dans le monde réel. Les échanges avec les autres dans le monde réel s’amenuisent jusqu’à disparaitre totalement. Cet isolement peut même mener à la radicalisation.

Dépendance

On parle de la cyberdépendance depuis déjà plusieurs années. Les médias sociaux ont bien sûr leur part de blâme, d’autant plus qu’ils sont conçus afin de créer cette dépendance. Au-delà des « j’aime » que l’on souhaite recevoir, il y a également le phénomène FOMO, c’est-à-dire la peur de manquer quelque chose. (fear of missing out). Il devient impératif d’avoir toujours son téléphone sous la main afin de ne rien manquer de ce qui se passe sur les médias sociaux... mais pendant ce temps, on passe à côté de notre existence.

En conclusion 

Dans un monde de plus en plus individualiste, Twitter, Instagram, Snapchat, Facebook, YouTube, Snapchat, Tiktok, LinkedIn pour ne nommer que ceux-là, permettent de rapprocher les gens, les professionnels, de trouver des fournisseurs ou des clients... Mais, ils creusent également un fossé entre la réalité et le monde virtuel. Les réseaux sociaux sont là pour rester et ils apportent indéniablement du positif à de nombreux aspects de notre monde, mais il ne faut pas pour autant oublier de vivre pleinement notre vie. Il faut apprendre à les utiliser avec parcimonie et ne pas se laisser happer par l’univers virtuel... qui n’a rien de réel!

Sources : pourquoimedia.uqam.ca, Canadian School Counseller, psycho-experts.com, entite3.ca, Isarta.com, Journal de Montréal, Radio-Canada, La Presse