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Coût de l’épicerie: des Canadiens se prononcent sur la nouvelle aide gouvernementale

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Les Canadiens admissibles ont commencé à recevoir leur deuxième versement dans le cadre de la nouvelle Prestation canadienne pour l’épicerie et les produits essentiels, mais certains affirment que cet argent supplémentaire ne suffit pas à alléger la pression causée par la hausse du coût des aliments et des biens de première nécessité.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Cette prestation, anciennement connue sous le nom de crédit pour la TPS/TVH, offre des paiements trimestriels aux Canadiens à faible revenu en fonction de plusieurs facteurs, dont le revenu, la situation familiale et le nombre d’enfants à charge.

Une personne seule sans enfant peut recevoir jusqu’à 679 $ par année, tandis qu’un ménage comptant quatre enfants ou plus peut toucher jusqu’à 1 826 $.

CTVNews.ca a demandé à ses lecteurs si cette aide contribuait réellement à boucler leur budget. Dans des courriels envoyés à la rédaction, certains ont indiqué que le montant reçu était insuffisant pour faire une différence significative, tandis que d’autres ont affirmé ne pas être admissibles malgré les difficultés financières auxquelles ils font face.

Les Québécois sont 78 % à être préoccupés par la hausse du coût de la vie. Un consommateur fait son épicerie à Toronto le jeudi 30 mai 2024. LA PRESSE CANADIENNE/Chris Young Les Québécois sont 78 % à être préoccupés par la hausse du coût de la vie. Un consommateur fait son épicerie à Toronto le jeudi 30 mai 2024. LA PRESSE CANADIENNE/Chris Young (Chris Young)

«Une goutte d’eau dans l’océan»

Pour certaines personnes âgées et certains bénéficiaires de prestations d’invalidité, l’argent supplémentaire est apprécié, mais il disparaît rapidement.

«Cette aide me sert à peine», écrit Allen Mayes, d’Armstrong, en Colombie-Britannique, ajoutant que la prestation annuelle maximale versée à une personne seule ne représente pour lui que quelques visites à l’épicerie.

Âgé de 73 ans, il explique vivre grâce au Régime de pensions du Canada (RPC) et à la Sécurité de la vieillesse (SV). Il dépense environ 150 $ toutes les deux semaines pour des aliments de base.

«Ce paiement représente moins de 20% de mes dépenses alimentaires annuelles. Ce n’est pas une goutte dans le seau, c’est une goutte dans l’océan», écrit-il.

Pour économiser, il mise sur des aliments peu coûteux comme les haricots, les pois et le maïs surgelés, le riz et la farine, et il fait lui-même son pain.

Guy Helwig, de Southampton, en Ontario, affirme que la prestation aide «dans une certaine mesure», mais soutient que la hausse du coût de la vie dépasse largement le prix des aliments.

Retraité vivant avec un revenu fixe, il souligne l’augmentation du loyer, des taxes foncières, des frais d’eau et d’égout, ainsi que des coûts de téléphonie, de télévision par câble et d’Internet.

«Les gens se noient sous les factures qui augmentent!», résume-t-il.

«Nous sommes fatigués de ne jamais être entendus»

Jodie McAuley, de l’île de Vancouver, estime que le montant qu’elle a reçu est beaucoup trop faible pour avoir un réel impact.

«Recevoir 127$ pour l’épicerie lorsqu’on est une personne âgée, c’est franchement triste», écrit-elle. «Si on fait le calcul, cela représente 1,41$ par jour entre deux versements. Une simple boîte de soupe coûte déjà plus cher.»

Liz Carter, de Red Deer, en Alberta, partage le même constat.

«J’apprécie toute somme supplémentaire que je reçois, mais cela reste une simple goutte d’eau dans l’océan», écrit-elle.

À 72 ans, elle affirme que son réfrigérateur et son garde-manger sont peu garnis et qu’elle a dû réduire sa consommation alimentaire en raison de la hausse des prix.

«Je me nourris principalement de thon pâle en conserve et de lanières de poulet grillé surgelées», explique-t-elle.

Mike Van Damme, de Sarnia, en Ontario, indique pour sa part recevoir environ 1 200$ par mois du Régime de pensions du Canada.

Selon lui, les personnes vivant avec des prestations d’invalidité ont de plus en plus de difficulté à se procurer les biens essentiels et méritent d’être traitées avec davantage de dignité.

«Je n’ai jamais demandé à naître avec une anomalie génétique qui affecte mon cœur», écrit-il. «Tout le monde parle d’abordabilité, mais peu d’actions concrètes sont posées, et les personnes en situation de handicap sont fatiguées de ne jamais être entendues.»

Rabais épicerie semaine 29 août au 4 septembre 2024 Rabais épicerie semaine 29 août au 4 septembre 2024 (Claudia Totir/d3sign/Getty Images)

«J’ai l’impression que le gouvernement nous a oubliés»

Pour certains lecteurs, l’endroit où ils vivent complique encore davantage la situation.

Arlene Campbell, de Patuanak, en Saskatchewan, explique que les résidents de sa communauté du nord de la province n’ont pas accès à de grandes chaînes d’alimentation comme Walmart ou Real Canadian Superstore.

«Nous devons faire nos achats au Northern Store, et les frais de transport sont inclus dans les prix, ce qui les rend extrêmement élevés», souligne-t-elle.

Selon elle, un contenant de lait peut coûter près de 14$, tandis qu’une boîte de couches peut atteindre 64$.

Même si elle apprécie le remboursement lié à l’épicerie, elle considère qu’il ne constitue «pas un avantage très important».

Certains ne sont pas admissibles

Toutes les personnes ayant répondu à l’appel de témoignages ne reçoivent toutefois pas cette prestation.

Cindy Hitch, de Winnipeg, affirme avoir perdu son emploi en 2025 lorsque son employeur a fait faillite. Depuis, elle vit grâce aux prestations d’assurance-emploi.

Elle estime que le calcul de l’aide, basé sur son ancien revenu, désavantage les personnes dont la situation financière s’est récemment détériorée.

«J’ai l’impression que le gouvernement nous a oubliés», écrit-elle.

Avec des informations de Daniel Otis, de CTV News.

Tammy Ibrahimpoor

Tammy Ibrahimpoor

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