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Préparez-vous à revoir votre budget alimentaire: les dépenses d'épicerie des ménages canadiens devraient connaître une hausse significative en 2026.
Selon le Rapport annuel sur les prix alimentaires produit par l'Université Dalhousie et ses partenaires, une famille moyenne de quatre personnes devra débourser environ 995$ de plus pour se nourrir l'an prochain.
Cette augmentation, qui portera la facture alimentaire annuelle totale à plus de 17 570 $, est due à une hausse globale des prix des aliments de 4 % à 6 %.
Il s’agit d’un pourcentage qui dépasse l'inflation générale prévue (2%) et qui met en lumière les pressions persistantes sur notre chaîne d'approvisionnement.
Plusieurs facteurs expliquent cette hausse, mais un des aliments dont l’augmentation sera la plus marquée en 2026 est la viande.
Après une augmentation de 7,2 % cette année, ce secteur devrait connaître une nouvelle flambée des prix de 5 % à 7 % en 2026.
Cité par Noovo Info, l'auteur principal du rapport, Sylvain Charlebois, souligne que la situation du bœuf est particulièrement problématique.
Les troupeaux de bovins ont atteint leur niveau le plus bas depuis 1988, une rareté qui, combinée à la sécheresse (faisant grimper le coût des aliments pour animaux), pousse les prix à la hausse.
Notons que la hausse du prix du bœuf a déjà reporté la demande vers le poulet, entraînant par ricochet une augmentation des prix dans ce secteur également.
Même si les tensions commerciales s'atténuent (les droits de douane entre le Canada et les États-Unis ayant été largement levés), d'autres facteurs majeurs maintiennent les prix à la hausse.
Les changements climatiques sont notamment pointés du doigt comme une source croissante de perturbations, ayant un impact direct sur la production agricole et les coûts.
Ensuite, si les prix des fruits et légumes avaient légèrement reculé cette année, cette tendance est terminée. Le rapport prévoit une hausse de 3 % à 5 % pour les légumes et de 1 % à 3 % pour les fruits l'an prochain.
Et cette inflation ne se limite pas aux aliments frais. Au restaurant, la facture pourrait également être plus salée à l'extérieur, avec une augmentation des prix de 4 % à 6 %.
Les produits laitiers et les œufs devraient connaître une hausse modérée de 2 % à 4 % et les produits de la mer restent l'une des catégories les plus abordables, avec une augmentation prévue de seulement 1 % à 2 %.