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Les plus grandes épidémies de l'Histoire

Parmi les plus grands fléaux qui puissent frapper l’humanité, les grandes épidémies de maladies infectieuses demeurent une effroyable force meurtrière. Que ce soit l’épidémie de choléra, la peste noire ou encore la grippe espagnole, ces calamités ont fait trembler plus d'une fois des continents entiers. 

Voici 10 des plus grandes épidémies parmi les plus dévastatrices de l'Histoire... et celle à laquelle l'humanité fait présentement face, le coronavirus (COVID-19).

La peste noire

Symptome de la gangrene ou peste bubonique (peste noire)

Crédit photo: Center for diseases control - Wikipédia

Causée par une bactérie appelée yersinia pestis, la peste noire aurait décimé plus de la moitié de la population européenne de 1347 à 1351, ou environ 25 millions de victimes. Elle s’est rapidement propagée en Europe du sud vers le nord: les populations n’avaient pas d’anticorps contre cette variante de la bactérie. Elle touche aussi gravement plusieurs régions du Proche-Orient. Le fléau est réapparu au cours des décennies suivantes, faisant près de 100 millions de victimes à travers le monde. Dans le livre de l'historien Ibn Khaldoun, on peut lire plusieurs passages sur ce sombre épisode de l’histoire:

«Une peste terrible vint fondre sur les peuples de l'Orient et de l'Occident ; elle maltraita cruellement les nations, emporta une grande partie de cette génération, entraina et détruisit les plus beaux résultats de la civilisation.

La peste de Justinien

Yersinia pestis, responsable de la peste bubonique

Photo: Yersinia pestis, Wikipédia

D’après un historien byzantin, cette épidémie débute en Égypte autour de l’an 540 et atteint Constantinople au printemps 542, où elle fait plus de 10 000 morts... par jour. Suivant les voies de commerce de la Méditerranée, elle ravage les côtes, dont l’Italie à plusieurs reprises et remonte même jusqu’en Irlande et en Grande-Bretagne. Elle se propage également à l'est, en Syrie. Encore 50 ans après son apparition, elle refait des millions de victimes (entre 25 et 100 millions), et marquera, selon certains historiens, le commencement du Moyen-âge. Tout comme la peste noire, la peste de Justinien a été causée par la bactérie yersinia pestis.

La grippe espagnole ou Influenza

Camp-hôpital de l'American Expeditionary Force, avec des victimes de la grippe espagnole

Source photo: Wikipédia

Cette pandémie meurtrière originaire de Chine doit son nom au roi d'Espagne Alphonse XIII, l'une de ses plus célèbres victimes. De 1918 à 1919, la grippe espagnole fait plus de victimes que la Première Guerre mondiale, contaminant plus d'un tiers de la population mondiale. Due à une souche (H1N11,2) particulièrement virulente et contagieuse, elle serait la pandémie la plus mortelle de l'histoire. La pandémie s’est propagée dans plusieurs pays et continents simultanément en moins de 3 mois. Selon l'Institut Pasteur, la grippe espagnole aurait tué plus de 30 millions de personnes, mais d'autres estiment plutôt le nombre de victimes à 100 millions... 

La variole et les Amérindiens

Femme amérindienne avec la variole

Source photo: www.histoireforestiereoutaouais.ca

Si les Amérindiens ont bien sûr largement été décimés par les colons, différentes épidémies ont également contribué au massacre. Une des plus virulentes fut la variole, responsable de la disparition de plus de 75% de la population amérindienne de l’époque (de 1518 à 1650 environ). La variole a également entrainé d’autres effroyables pandémies responsables de millions de morts au cours des siècles suivants. Elle fera notamment 20 000 morts en Inde, peu avant son éradication, quasi-complète, en 1977.

La peste antonine

The Last Words of the Emperor Marcus Aurelius, peinture d'Eugène Delacroix

Crédit photo: The Last Words of the Emperor Marcus Aurelius, Eugène Delacroix

La peste antonine ou « peste galénique » frappa l’Empire romain à la fin de la dynastie « antonine ». On attribue toutefois cette épidémie - l'une des mieux documentées de l'Antiquité - à la variole ou une maladie infectieuse semblable. D’après de récentes estimations, elle aurait considérablement réduit la population romaine, en faisant près de 10 millions de morts entre 166 et 189, dont potentiellement 2 empereurs : Lucius Verus et Marc Aurèle.

La grippe asiatique

La grippe asiatique

Crédit photo: Wikipédia

Le virus, provenant d’une mutation de canards sauvages et d’une souche humaine de grippe, a été identifié pour la première fois en Chine en 1956. Atteignant Singapour, puis Hong Kong et finalement les États-Unis seulement en l’espace de quelques mois, on estime qu’elle aurait causé de 1 à 4 millions de morts dans le monde. Sa souche a ensuite évolué en H3N2 antigénique, entrainant une autre pandémie de 1968 à 1969, aussi nommée grippe de Hong Kong, tuant pour sa part, environ 1 million de personnes.

La pandémie de choléra

Individu souffrant du choléra

Crédit photo: Centers for Diseases Control - wikipedia

Le choléra, la première maladie pestilentielle à faire l’objet, dès le XIXe siècle d’une surveillance internationale, n’a épargné aucun continent depuis ses débuts en 1817. Sa première pandémie a causé des ravages en Europe occidentale jusqu’en Sibérie Orientale, en passant par l’Inde et même les Philippines - dégâts qui ont toutefois mené à l’adoption de meilleures mesures de contrôle sanitaire. Après la 7e pandémie, partie de l'Indonésie en 1961 et envahissant tour à tour l'Asie, le Moyen-Orient, une partie de l'Europe, le continent africain, puis l'Amérique latine, c’est aujourd’hui en Afrique que le choléra sévit le plus. L'Organisation mondiale de la santé estime que le choléra entraine chaque année environ 100 000 décès pour 4 millions de cas recensés.

La grande peste de Londres

Peinture du grand feu de Londres de 1666

Source photo: london-fire.gov.uk

Sans doute apportée par des bateaux en provenance des Pays-Bas, cette peste bubonique tua près de 100 000 personnes, soit 20% de la population de la ville durant l'hiver 1664-1665. Ironiquement, c’est une autre catastrophe, le grand incendie de Londres de septembre 1666, qui permit d'éradiquer la maladie, en détruisant les quartiers les plus insalubres. Suite à cette épidémie, des mesures furent également imposées pour améliorer les conditions de salubrité de la ville.

La peste d'Athènes

La peste d'Athènes d'après Poussin, Pierre Auguste

Crédit photo: La peste d'Athènes d'après Poussin, Pierre Auguste

La peste d'Athènes est le nom donné à une épidémie touchant la Grèce antique de 430 à 426 av. J.-C. Causant plusieurs dizaines de milliers de morts (autour de 70 000, soit le tiers de la population de la cité), dont celle de Périclès, la communauté médicale s’entend aujourd’hui sur le fait qu’il s’agissait non pas de la peste, mais du typhus. La maladie, propagée probablement par les rongeurs, présentait des symptômes tels qu’une fièvre de 39 °C, des maux de tête et un état d'hébétude et de stupeur, menant, selon les écrits de l’époque, à un « désordre moral croissant » et à un état de panique généralisé dans la ville.

Le sida

virus de l'immunodéficience humaine (VIH)

Crédit photo: Wikipédia

Le sida est considéré comme une pandémie mondiale. Selon les statistiques de ONUSIDA de 2019, 38 millions de personnes vivraient avec le VIH. Si les premiers signes de l'épidémie remontent à la fin des années 1970, et qu’il est probable qu’il y eût d’autres nombreuses victimes avant cela, l’alerte est réellement sonnée en juillet 1981 lorsque le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) d'Atlanta relève plusieurs cas de victimes souffrant d'un déficit immunitaire inexpliqué. Le sigle SIDA, pour syndrome d'immunodéficience acquise ou syndrome d'immunodépression acquise, est adopté en 1982. Depuis 1981, le sida aurait causé plus de 32 millions de morts à travers le monde, un chiffre qui, malgré la prévention et les efforts mis en place, continue de croitre.

 

Quelle sera la prochaine grande épidémie? Conna9t-on présentement la réponse à cette question avec le coronavirus (COVID-19)?

L’humanité se posait cette grande question depuis un moment déjà. Le retour d’une épidémie, voire une pandémie, semblait effectivement inévitable. Toutefois, elle restait difficile à prédire, étant donné l’ensemble de facteurs à considérer : écologiques, sociétales, biologiques et on en passe. Qui plus est, les maladies préoccupantes et déjà bien existantes ne manquaient malheureusement pas à l’appel, qu’il s’agisse de l’Ebola ou encore du virus Zika... 

Voilà qu’en 2020, on a eu la réponse à ce grand questionnement avec l’éclosion du coronavirus (COVID-19). Celui-ci fait partie de la grande famille des coronavirus, c’est-à-dire des virus pathogènes qui touchent l’humain avec différentes maladies, par exemple un rhume dit « classique », mais aussi des infections pulmonaires graves pouvant provoquer des syndromes respiratoires aigus sévères.

L’origine exacte de ce coronavirus n’est pas établie hors de tout doute, mais plusieurs éléments permettent de croire que tout aurait commencé en Chine.

À la fin de l’année de 2019, plusieurs cas de pneumonie ont été signalés en Chine, plus précisément à Wuhan, la capitale de la province d’Hubei (qui se trouve tout au centre du pays). Les premiers cas seraient apparus chez des clients du marché de poissons de Wuhan, où se vendent également d’autres espèces animales comme des oiseaux, des serpents et des lapins. De la vente illégale de chauve-souris, entre autres, s’y serait également produite. Puisque la COVID-19 est une maladie animale transmissible à l’être humain, la maladie pourrait avoir émergé de cette façon. Après s’être attaquée à la Chine, la COVID-19 a commencé à prendre le large et à voyager, faisant notamment des ravages en Italie et en Iran. Désormais, aucun pays ne semble être épargné.

Selon les données de l’OMS, en date de septembre 2020, il y aurait eu plus de 25 millions de cas à l’échelle planétaire et plus de 800 000 décès. Les pays les plus touchés en ce qui concerne le nombre de cas et de décès sont les États-Unis, l’Inde et le Brésil.

Il existe aujourd’hui différents variants du virus, soit ceux du Royaume-Uni, d’Afrique du Sud et du Brésil. Ceux-ci semblent plus contagieux et dangereux. L’OMS s’attarde également aux répercussions de la COVID longue qui atteint certains individus guéris, mais qui conservent des séquelles de la maladie.

La maladie se transmet d’une personne infectée à une autre lors d’un contact étroit et prolongé. Un individu, même asymptomatique, peut transmettre le virus par des gouttelettes respiratoires en parlant, en toussant ou en éternuant. Une transmission aéroportée, soit par la présence de plus petites gouttelettes en suspension dans l’air, est également possible.

Une campagne de vaccination mondiale est en cours. Selon les différents pays, la vaccination est plus ou moins avancée. Il faudra qu’environ 70 % de la population mondiale soit vaccinée afin d’atteindre un seuil d’immunité sécuritaire et éviter que d’autres variants surgissent. 

 

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