Spectacles et tapis rouges

Paradis Perdu: voici ce qu’on a pensé du spectacle hommage à Jean Leloup

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Dixième opus de la série hommage du Cirque du Soleil, Paradis Perdu, un hommage à Jean Leloup, est présenté jusqu’au 15 août à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières.

Ce spectacle était très attendu par les spectateurs, mais aussi par l’équipe de production elle-même. Les trois supplémentaires déjà annoncées témoignent d’ailleurs de ce succès.

Chaque année, on l’espérait. Il était dans notre liste de tops. Puis, ça ne marchait pas, ça n’adonnait pas, il n’était pas prêt. Mais cette année, c’est notre année.

—  Alain Jenkins, concepteur des accessoires

Pour ajouter à cette frénésie, pour une première fois dans l’histoire du Cirque du Soleil, le public est invité à vivre une expérience immersive, directement sur scène. L’accès Nos cens Toucans nous amène au cœur des performances, au royaume du Roi Ponpon. Entre formule VIP et figuration, l’expérience offre un point de vue unique sur le spectacle.

J’ai eu la chance de tester l’expérience et voici ce que j’en ai pensé.

Paradis Perdu, hommage à Jean Leloup (MARIEANDREELEMIRE)

Un traitement VIP sur scène

Les détenteurs de billets pour Nos cent Toucans doivent se présenter légèrement à l’avance et bénéficie d’un stationnement et d’une navette dédiée. Il faut savoir que l’expérience est réservée aux 12 ans et plus et qu’elle comporte quelques déplacements. Jusqu’à 80 personnes par représentation peuvent y avoir accès.

À notre arrivée, on nous accueille avec un cocktail et on nous fait choisir les accessoires qui agrémenteront notre tenue. D’entrée de jeu, l’expérience exige un code vestimentaire, soit porter des vêtements noirs, des vêtements blancs ou un mélange des deux. Les paillettes sont également bienvenues! Sur place, nous sommes invités à y ajouter une touche de couleurs, avec des plumes et des boas. Certains accessoires sont plus imposants que d’autres, pour satisfaire tous les types de personnalités.

L’équipe nous emmène ensuite sur scène pour nous montrer où sont nos places. L’expérience se vit dans des gradins et je craignais un peu de vivre un certain inconfort, mais des coussins et des chaises pliables rembourrées étaient en place et c’était parfait. On nous donne ensuite quelques consignes et j’étais très excitée d’apprendre que notre arrivée ferait partie du spectacle! On nous libère ensuite jusqu’à l’heure de la levée du rideau, et nous retournons avec les autres spectateurs sur la terrasse de l’amphithéâtre… costumés! Les regards sur nous sont un peu intimidants, mais on s’y fait rapidement et les gens sourient à notre passage.

Le moment de se retrouver pour notre entrée sur scène arrive rapidement! Guidés par les artistes, nous traversons l’amphithéâtre à travers le public, lanternes à la main, pour nous rendre sur scène. Une procession que je ne suis pas prête d’oublier!

Paradis Perdu, hommage à Jean Leloup (Marie-Andrée Lemire)

Les marginaux à l’honneur

Puis, le spectacle commence enfin! Les personnages qui nous entourent sont marginaux; que ce soit par leurs costumes défraîchis ou leur maquillage enfantin. On sent le côté punk et radical qui émerge de l’œuvre de Jean Leloup.

Au départ, ma crainte était de ne pas bien voir le spectacle dans son ensemble, mais la plupart des numéros présentés font en sorte qu’on voit convenablement les performances, peu importe le point de vue. Il est vrai que, par moment, les artistes nous tournent le dos, mais ce léger désagrément est largement compensé par l’expérience unique que nous vivons sur scène avec eux. Les personnages viennent s’asseoir dans les gradins avec nous, nous sourient, nous tapent dans les mains. On sent réellement qu’on fait partie de la gang et, d’ailleurs, les artistes nous on dit apprécier le fait que nous y soyons avec eux.

C’est impressionnant d’observer les performances de si près, de pouvoir admirer les détails des maquillages et des costumes et de voir les artistes gérer les changements de décor. Au retour de l’entracte, je me suis sentie particulièrement privilégiée d’avoir accès à la préparation des artistes. Pouvoir vivre un spectacle de l’intérieur de cette façon est tout simplement unique et j’en ai apprécié chacune des minutes.

À la fin de la représentation, les artistes nous invitent même à nous rendre à l’avant avec eux pour saluer le public. Si vous êtes de nature plus réservée, soyez rassurés: sur scène, nous voyons à peine les 3500 spectateurs dans la salle, et ces derniers ne nous voient pas toujours non plus.

Comme c’était soir de première, nous étions plusieurs à espérer la présence de Jean Leloup, et nos souhaits ont été exaucés! Il est arrivé très tôt au début du tapis rouge et il est monté sur scène à la fin du spectacle, pour faire des accolades et remercier tous les artistes.

Une soirée dont je me souviendrai longtemps!

Paradis Perdu, hommage à Jean Leloup (Marie-Andrée Lemire)

Vous pouvez vous procurer vos billets pour cette nouvelle édition de la Série hommage du Cirque du Soleil sur le site de l’Amphithéâtre Cogeco. L’expérience immersive Nos cent toucans est offerte à 165$ par personne, et l’accès régulier à partir de 55$.