Pour la première fois de son histoire, le grand gala des Prix Canadiens des Arts et de la Mode (CAFA Awards) s’est tenu à Montréal.
Les créateurs canadiens et québécois étaient à l’honneur sur le tapis rouge de l’événement jeudi soir.
L’animatrice du gala, Isabelle Racicot, était d’ailleurs habillée de la tête au pied par des artistes d’ici.
La styliste derrière le look de l’animatrice a notamment comme objectif d’utiliser des pièces de designers québécois à toutes les occasions.
«J’aime ça leur donner la possibilité de se faire voir», soutient Vanessa Giroux – une façon pour la styliste d’offrir des alternatives à la fast fashion au public.
Les créateurs canadiens tentent de rivaliser avec la fast fashion depuis plusieurs années.
Il s’agit d’un défi en soi, mais qui n’est pas insurmontable, selon l’animatrice Maripier Morin.
«On ne va jamais faire mourir les H&M et les ZARA de ce monde, mais je pense que les gens ont une conscience environnementale quand ils achètent des pièces», a-t-elle lancé au micro de Noovo Info. «Ils veulent des vêtements qui vont perdurer, qui ont une essence, qui ont une histoire.»
Une question d’éducation du public
Pour Lolitta Dandoy, journaliste et chroniqueuse mode, il faut éduquer davantage le public, qui a été habitué à voir des pièces de vêtements à des prix ridiculement bas.
«Il faut retourner en arrière et enlever certaines choses qu’on a apprises, comme qu’un vêtement peut coûter 10$», explique-t-elle.
Les créateurs de mode derrière la marque École de pensée considèrent aussi que l’éducation est l’une des solutions à privilégier pour contrer la fast fashion, mais soutiennent que les designers ont aussi un rôle à jouer.
«On essaie aussi de reste à échelle humaine, donc pas besoin de faire une quantité astronomique de vêtements, de les jeter et d’en faire la même quantité la saison d’après», souligne Julien Gauthier, cocréateurs d’École de pensée.















