Conseils voyage

Conduire aux États-Unis: mode d'emploi

Tu as décidé de conduire aux États-Unis, partir faire un véritable road trip chez nos voisins américains? Voici ce que tu dois savoir avant de tourner la clé.

Le permis de conduire

Est-ce que ton permis de conduire québécois est valide pour conduire aux États-Unis? Oui, il l’est! Et ce, dorénavant, partout à travers cet immense pays.

Auparavant, la Géorgie exigeait un permis de conduire international (PCI), mais cette règle a été abolie en janvier 2017. Tu dois toutefois t’assurer que ton permis soit valide lorsque tu circuleras en sol américain. Il est également préférable d’avoir toujours avec toi ton passeport.

Si tu le préfères, et surtout si tu pars pour une longue période de temps, tu peux tout de même faire une demande pour avoir un permis de conduire international. (D'ailleurs, il coûte seulement 25$ et il est valide pour une durée d'un an.) Pour se faire, communique avec CAA, il s’agit de la seule instance canadienne qui peut l’émettre.

Effectivement, ce permis, traduit dans plusieurs langues, s’avère un facilitateur lors d’une intervention policière. Mais au-delà du PCI, le plus important est de toujours respecter le Code de la route des endroits visités.

Assurances

L’importance d’une assurance privée pour la responsabilité civile

Contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays, le système d’assurance automobile québécois possède la particularité de faire la distinction entre les dommages corporels, couverts par un régime public administré par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), et les dommages matériels, couverts par les assureurs privés.

Il est donc impératif de savoir que lors d’un accident, la SAAQ dédommage uniquement les dommages corporels, c’est-à-dire qu’elle ne couvre pas les frais pour des blessures que tu as pu causer aux autres ni les dommages matériels provoqués par l’accident. C’est plutôt ton assurance privée qui prendra la relève pour couvrir ces deux aspects. Une bonne assurance de responsabilité civile est donc essentielle pour voyager à l’étranger, ainsi qu'une assurance-collision.

En d’autres termes, en fonction de la nature de ton accident et du type de dégâts que tu auras provoqués, ce ne sera pas la même assurance qui entrera en jeu. D’où l’importance de bien choisir son assurance privée avant de partir.

Une assurance voyage en cas d'hospitalisation à la suite d’un accident

Advenant une situation où tu dois être hospitalisée à la suite d’un accident de la route, c’est la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) qui te remboursera les frais encourus. Si, une longue hospitalisation est nécessaire, la SAAQ s’occupera de ton rapatriement.

Bien que la SAAQ et la RAMQ t’offrent une bonne protection lorsque tu te trouves aux États-Unis, il est tout de même recommandé de te prémunir d’une assurance voyage. Cela peut faciliter les interventions dans les hôpitaux. Même si notre carte soleil est connue chez nos voisins américains, certains centres hospitaliers peuvent refuser de soigner un individu s’ils n’ont pas la preuve, comme celle d’une assurance voyage, qu’il a la capacité de payer les soins nécessaires.

Note que pour que l’assurance de la SAAQ soit valide (ainsi que la couverture par la RAMQ), il faut que la durée du séjour soit inférieure à 182 jours, par année. C’est bon à savoir si tu souhaites te lancer dans un tour des États-Unis d’un an...

Les lois de la route

Chaque État possède une législation différente. En ce qui concerne la ceinture de sécurité par exemple, ça dépend des États. Si elle est obligatoire dans certains, elle est simplement fortement recommandée dans d’autres et elle est même facultative dans l’état du New Hampshire! On te conseille cependant de la mettre partout au pays.

En ce qui concerne la vitesse maximale de circulation, c’est là encore chaque état qui l’établit. Regarde la carte ci-dessous avant de te lancer, ça pourra t'éviter des contraventions.

Vitesse aux États-Unis

Crédit photo: "Andros 1337" via Wikipédia

N'oublie pas qu'aux États-Unis, les limites de vitesse sont indiquées en mille/heure et non en kilomètre/heure. 

Pour l’alcool, c’est comme chez nous, la limite est fixée au fameux «point zéro huit » (0.08) soit 80 mg par 100 ml de sang. Mais là encore, certains états peuvent avoir des ajustements. Dans le doute, ne bois jamais avant de conduire! Ne joue pas avec ça, tu risques en cas d’infraction, une amende, le retrait de ton permis, et de la prison! 

Une fois ça en tête, il n’y a plus qu’à rouler! Consulte nos conseils pour bien préparer ton road trip.

Sources: Société de l'assurance automobile du Québec, Conduire à l'extérieur du Québec; Votre permis de conduire valide partout aux États-Unis?; En cas d'accident hors du Québec; Partir en toute assurance, partout dans le monde; Permis de conduire international

 

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