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Famille

Comprendre la maltraitance chez les personnes aînées

Que ce soit dans votre famille, votre entourage, dans votre communauté ou en milieu de travail, il se pourrait qu’une personne aînée subisse de la maltraitance sans même que vous le sachiez ou qu’elle le réalise elle-même. Selon une enquête menée par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) en 2019, près de 6 % des personnes aînées au Québec ont déclaré avoir vécu au moins un type de maltraitance dans la dernière année, soit 78 900 personnes. Cette problématique de société nous touche toutes et tous et il est important de mieux comprendre le phénomène afin d’être plus vigilant et agir rapidement si nous sommes témoins ou victimes d’une telle situation. 

Briser les mythes liés au vieillissement

Force est d’admettre, l’augmentation du nombre de personnes aînées pourrait augmenter les risques de développer des perceptions négatives non fondées face à ces dernières. Vulnérabilité, confusion, résistance aux changements, fragilité; le regard que l’on porte trop souvent sur cette génération pourrait augmenter le risque de cas de maltraitance. C’est en brisant ces mythes et en démontrant à quel point les aînés sont des parties prenantes essentielles à une société active, par le biais de diverses implications, notamment sociale, familiale, sportive et culturelle, que l’on facilite le vivre ensemble et la communication entre les générations.

Les types de maltraitance 

On dit qu’il y a maltraitance lorsqu’une attitude, une parole, un geste ou un défaut d’action a lieu sur une personne ou un groupe de personnes causant, intentionnellement ou non, du tort ou de la détresse. Il existe 7 types de maltraitance reconnus au Québec, dont trois dont nous entendons plus souvent parler : la maltraitance physique, psychologique et matérielle ou financière.  Elle peut aussi venir sous d’autres formes : la maltraitance sexuelle, la maltraitance organisationnelle, la violation des droits des aînés, ainsi que l’âgisme. La maltraitance psychologique est la plus souvent rapportée au Québec, comme l’a démontré l’ISQ en 2019. 

Les effets de la maltraitance

La maltraitance laisse des traces. On peut parfois les percevoir sur le plan physique (séquelles, détérioration de l’état de santé), mais aussi sur le plan psychologique (anxiété, honte, insécurité). Il est aussi possible de voir des conséquences sur le plan social (conflits, méfiance envers les autres) et sur le plan matériel (perte de biens, endettement). L’enquête de l’ISQ révèle qu’un nombre élevé de personnes aînées ne parlent pas de ce qu’elles vivent et ne vont donc pas chercher l’aide nécessaire.  La peur de représailles, de ne pas être cru, d’être ridiculisé et la honte ne sont que quelques raisons empêchant les personnes vivant de la maltraitance d’oser en parler. 

Les ressources disponibles

Décider de dénoncer une situation de maltraitance n’est pas un choix facile, mais il est nécessaire de le faire. La ligne Aide Abus Aînés (1 888 489-2287) est une ligne téléphonique d’écoute spécialisée en matière de maltraitance envers les personnes aînées. Elle offre un service à la population ainsi qu’aux professionnels, en français et en anglais, de 8h à 20h, 7 jours sur 7. L’équipe en place est composée de ressources compétentes qui saura vous écouter et vous conseiller sur les démarches à suivre pour faire cesser une situation de maltraitance.

Pour en apprendre davantage sur le sujet, notamment les types de maltraitance et sur les différentes actions mises sur pied par le gouvernement du Québec pour contrer et prévenir la maltraitance,  rendez-vous sur le site du gouvernement du Québec