En attendant que la population québécoise soit vaccinée contre la COVID-19, l’un des moyens les plus efficaces contre la propagation du virus reste le port d’un couvre-visage ou d’un masque.
Mais quel est son impact climatique? Et existent-ils des masques à usage unique plus écoresponsables? On te donne plusieurs réponses.
Aussi, il produit une énorme quantité de déchets : si on transpose les données d’une étude britannique au Québec, les masques jetables généreraient 16 000 tonnes de déchets de plastique annuellement.
D'autres options écoresponsables se développent
Néanmoins, le masque jetable (appelé aussi « masque de procédure ») est considéré plus efficace selon les études scientifiques, car il respecte des normes spécifiques. C’est pourquoi il est exigé en milieu de travail lorsque la distance de deux mètres ne peut être respectée.
Bref, pas le choix d’en porter un au boulot, mais bonne nouvelle : les alternatives plus sympas pour le climat se multiplient sur le marché!
Par exemple, l’organisme de recherche et développement privé à but non lucratif FPInnovations en est un bon exemple. Il propose un masque non médical prêt à fabriquer et entièrement biodégradable, dont les composants proviennent de forêts canadiennes gérées de façon durable.
Gageons que ces alternatives climato-responsables combleront bien des besoins sanitaires, tout en réduisant considérablement la production de déchets et de gaz à effet de serre!
Pour se débarrasser le plus écologiquement possible des masques et autres équipements de protection individuels (ÉPI), le CIUSSS de l’Estrie, en collaboration avec l’Université de Sherbrooke et MGA Environnement, a fait passer un projet-pilote à l’échelle industrielle.
Après avoir été broyés, les ÉPIS sont mélangés à de la biomasse forestière pour produire un matériau composite. Il sert à fabriquer des panneaux de revêtement, à produire du gaz de synthèse ou est incinéré pour produire de l’électricité, ce qui permet d’éviter le recours à d’autres carburants fossiles.
Une autre initiative québécoise à considérer vient de EXXELPOLYMERS. Cette entreprise de Bromont affirme être en mesure de recycler jusqu’à 50 millions de masques chirurgicaux chaque jour (collectés dans les boîtes de Go Zéro) en les intégrant à sa production de résine de plastique. Les petites billes qui en résultent sont vendues à des tiers pour être transformées en contenant de plastique, par exemple.
Bref, plusieurs solutions émergent, mais il faut garder en tête que ces masques ont une empreinte écologique. Alors autant les porter correctement et privilégier les masques réutilisables à triple épaisseur autant que possible!











