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Quel sera le prix des maisons en 2023? Voici ce que prévoient les experts du marché immobilier

Attendre ou ne pas attendre pour acheter une propriété? Telle est la question en immobilier à l’heure actuelle! Le prix des maisons a diminué d’environ 10% depuis un an. Bonne nouvelle pour les acheteurs? Oui, mais la hausse des taux d’intérêt fait en sorte que devenir propriétaire coûte toujours très cher.

Qu’adviendra-t-il du prix des maisons en 2023? La boule de cristal de Royal LePage, spécialiste de l’immobilier, a communiqué ses prévisions.

L’évolution du prix d’une maison en 2023

En 2023, la baisse des prix se poursuivra pendant quelques mois, mais le prix médian des propriétés devrait se stabiliser par la suite.

À l’échelle du Canada, une maison unifamiliale détachée verra sa valeur diminuer de seulement 2% pour s’établir à 781,256 $. Le prix des copropriétés devrait quant à lui augmenter de 1%.

Pour la région du Grand Montréal, Royal LePage prévoit une diminution de 2% en moyenne au quatrième trimestre 2023, par rapport au même trimestre de l’année 2022. Plus précisément, une baisse de 1,5% affectera les copropriétés, alors qu’elle sera de 2,5% pour les maisons.

Concrètement, cela signifie qu’un condo que vous auriez payé 427,800 $ en décembre 2022 se vendra 421,383$ en décembre 2023. Pour une maison unifamiliale, la valeur passera de 603,400 $ à 588,315 $. 

Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage, déclare : « Tandis que le nombre de maisons changeant de mains a chuté abruptement, les prix des maisons se sont maintenus, avec des reculs modestes. Nous nous attendons à ce que cette tendance se poursuive. »

Dans ce contexte, est-il encore pertinent d’attendre que les prix baissent avant d’acheter?

Le meilleur moment pour acheter en 2023

Royal LePage croit que la majeure partie de la correction des prix des propriétés est terminée.

Au début de l’année 2023, la valeur de l’ensemble des propriétés devrait diminuer légèrement, pour amorcer une modeste remontée par la suite. En effet, les prix devraient se stabiliser au deuxième trimestre, c’est-à-dire au printemps. À ce moment, il n’y aura plus vraiment de raison d’attendre, si on se fie aux prévisions de Royal LePage! Pourquoi ne pas commencer à magasiner une maison dès maintenant?

Outre le prix, plusieurs facteurs entrent en jeu au moment d’acheter une propriété. Les taux d’intérêt pourraient baisser à la fin de l’année, mais pour l’instant, les responsables des banques centrales n’ont pas annoncé de baisse. Il y a aussi la mise de fonds, bien entendu. Vous devez avoir accumulé suffisamment d’épargne pour vous lancer dans l’achat d’une maison.

La hausse des taux d’intérêt a freiné les ardeurs des acheteurs en 2022. Augmenter les coûts d’emprunts, comme l’a fait la Banque du Canada, a habituellement pour effet de réduire la demande et de provoquer une baisse des prix des propriétés. Qu’est-ce qui empêchera le prix des maisons de chuter davantage en 2023?

Voici pourquoi le prix des maisons ne chutera pas

Plusieurs raisons portent à croire que le prix des maisons se stabilisera bientôt. Dans les mots de M. Soper, « nous ne voyons tout simplement pas les facteurs qui pourraient causer une chute drastique des valeurs des propriétés ».

La pénurie de logements à laquelle fait face la Canada est une des raisons principales qui soutient l’analyse de Royal LePage. La génération des millénariaux et l’arrivée d’un nombre important d’immigrants soutiendra la demande pour des habitations.

C’est clair, on ne construit pas assez de logements pour satisfaire les besoins de la population! Il est donc très peu probable que l’offre de propriétés à vendre excède la demande au point de causer une chute des prix. 

Royal LePage s’attend à ce que de nombreux acheteurs qui avaient adopté une attitude attentiste reviennent sur le marché. Les loyers étant très élevés, plusieurs acheteurs potentiels, qui attendaient le bon moment pour acquérir une maison, la magasineront en 2023. Ce retour exercera une nouvelle pression à la hausse sur les prix vers la fin de l’année.

De plus, le marché de l’emploi est dopé par la pénurie de main-d'œuvre. Le taux de chômage est faible et il y a un nombre élevé d’emplois non comblés. Ce marché de l’emploi vigoureux soutiendra la demande et permettra aux Canadiens de continuer à rembourser leur hypothèque malgré la hausse des taux.

Faites-vous partie de ces acheteurs « attentistes » qui reviendront sur le marché en 2023? À un moment donné, il faut se lancer!