En Vedette

Joël Legendre est en deuil et partage un touchant message

Nous offrons toutes nos condoléances à Joël Legendre, ses amis et ses proches, qui sont en deuil.

L'animateur vit un moment extrêmement difficile puisque son oncle Yves est décédé cette semaine

C'est via ses réseaux sociaux que Joël a rendu un dernier hommage à son oncle, publiant au passage un texte extrêmement touchant sur sa grand-maman.

«Mon oncle Yves est décédé cette semaine et j’avais envie de vous en parler parce qu’il a été très spécial pour moi.

Mais avant de vous raconter l’histoire de mon oncle Yves, il faut que je vous parle de ma grand-mère Déry. Simone, a tout vécu dans sa vie. Le mot résilience, on dirait qu’il a été inventé pour elle. À 40 ans, ma grand-mère se retrouve veuve avec 7 enfants. Son Roméo décède et elle prend les rennes du magasin général de Ste-Hélène de Bagot. Un beau soir, alors que toute la famille est sortie, le magasin générale brûle totalement! Simone ne dira qu’une seule phrase : «Y a rien là, on le rebâti! » Quelques années plus tard, le magasin général passe au feu à nouveau en plein mois de février. Cette fois-ci, toute la famille est à l’intérieur mais Simone réussit à sortir tous ces enfants. Aussitôt arriver dehors, la petite dernière de la famille, Lorraine, décide de retourner à l’intérieur de la maison pour récupérer le manteau neuf qu’elle a reçu la veille. Elle n’en ressortira jamais. Deux ans plus tard, le malheur continue de s’acharner sur ma grand-mère; son fils de 10 ans, Mario, se promène tranquillement en bicyclette quand il sera happé par un chauffard. Il décèdera sur le coup. Ma grand-mère ne se laissera que quelques jours pour pleurer ce décès de plus au sein de sa famille, qu’elle décidera d’aménager des chambres dans son magasin afin d’y héberger des chambreurs.

Et c’est là que mon oncle Yves fait son entrée dans l’histoire. Un jeune chambreur nommé Yves rencontre Simone pour la première fois et ce sera un véritable coup de foudre entre les deux. Yves a, à cette époque 22 ans et ma grand-mère… 50! On est en 1960 et bien sûr, à cette époque les rumeurs se font entendre très rapidement dans le village. Ma grand-mère trouve la solution parfaite pour faire arrêter les commérages. « Viens avec moi mon p’tit gars (elle l’appellera comme ça toute sa vie), on s’en va ensemble à la grand- messe. Le dimanche arrive et c’est au bras de son Yves, qu’elle traversera l’allée de l’église pour se rendre jusqu’au premier banc près de l’hotel. » On raconte que lorsque le curé les a aperçus, il aurait pris une deuxième gorgée de vin de messe pour faire passer ça! Quand je suis né, ma mère avait 19 ans et elle avait déjà ma soeur de 2 ans sur les bras. Elle a fait ce qu’on appellerait aujourd’hui : une petite dépression. Un jour, ma grand-mère est rentrée à la maison puis, tout en ouvrant les rideaux puis en brassant la soupe sur le feu, elle aurait dit à ma mère : « Mimi, occupe-toi de la petite, moi je vais m’occuper du p’tit. Pis le petit; c’était moi! À partir de ce moment-là, ma grand-mère et mon oncle Yves m’amèneront presque tous les week-ends à leur maison. Mon oncle Yves m’aimera comme le garçon qu’il n’aura pas. Et même s’il travaillait dans la machinerie lourde… il me laissera faire mes chorégraphies sur les chansons de Michèle Richard dans le sous-sol. Quand ma grand-mère a eu 70 ans elle s’est levée un beau matin et a dit à Yves : « Mon p’tit gars, c’est le temps de te trouver une nouvelle blonde. Moi je suis rendue vieille, pis toi t’es encore jeune! Comme il a toujours écouté Simone, Yves s’est trouvé une blonde mais à partir de ce jour-là, il viendra lui rendre visite à chaque semaine et prendra soin d’elle jusqu’à son dernier souffle.

»