En Vedette

ENTREVUE: Jean-Thomas Jobin célèbre sa victoire de Big Brother Célébrités!

Jean-Thomas Jobin a été couronné grand gagnant de Big Brother Célébrités hier soir!

L’humoriste, qui a su jouer habilement sans créer de remous tout au long de la saison, repart avec le grand prix de 50 000 $. Tel que promis, il versera la totalité de cette bourse à la Fondation des Gouverneurs de l’espoir, sauf « 75 cents pour s’acheter un Mr. Freeze ». 

Rencontre avec Jean-Thomas Jobin, le grand vainqueur de Big Brother Célébrités, qui a fait l’unanimité tant chez les autres participants qu'auprès du public! 

Comment te sens-tu?

« Je me sens bien! Je me sens fatigué! Je me sens un peu comme dans The Twilight Zone, mais je me sens bien. J'ai hâte de retomber un peu sur mes pattes, et de reconnecter avec qui est devenu la réalité... que je ne connais plus! (rires) Je vais essayer de ne pas trop me garrocher à toute vitesse dans ce qu'est la réalité, parce que je vais avoir besoin de me reposer, de reconnecter avec mes amis. Je ne veux pas trop replonger rapidement dans la réalité, parce que ça pourrait me créer un vertige... que j'ai déjà un peu! » 

Je suis contente de voir que la production du show est bien réalisée et que je n'ai pas trop l'air fou!

As-tu eu le temps de regarder les épisodes de Big Brother Célébrités?

« Je n'ai pas tout regardé, parce qu'on a fini de filmer la grande finale vendredi soir, et samedi on tournait l'émission bonus Le dernier confessionnal, qui sera présentée dimanche prochain. J'ai regardé probablement 70 % de l'émission. La production m'a montré les épisodes clés. Je suis contente de voir que la production du show est bien réalisée et que je n'ai pas trop l'air fou! À part que j'ai le nez trop souvent luisant, parce que l'éclairage était trop fort. Je n'ai pas le nez très matifié, mais sinon je suis content! (rires) » 

As-tu eu des surprises en voyant les propos des autres candidats au confessionnal? 

« J'ai été extrêmement diverti par Richardson Zéphir, mais je n'ai pas été très surpris d'être diverti par Richardson! Il m'a diverti tout le long pendant l'aventure, mais je ne savais pas quelle était son approche au confessionnal parce qu'il était très secret. Il avait un côté très secret dans le jeu. J'étais intrigué par ce que seraient ses confessionnaux et j'ai été vraiment amusé! Pas surpris d'être amusé, mais surpris par son angle! » 

Avec Richardson, tu es probablement le candidat qui a causé le moins de remous au cours de la saison... et tu as gagné ! Comment expliques-tu ta victoire?

« J'ai l'impression que ce que j'ai toujours eu en tête pendant le jeu, c'était de jouer stratégiquement et d'une façon incisive, mais toujours en considérant le fait que ceux qui quitteraient la maison, en partie grâce à moi, seraient éventuellement mon jury. C'est important de traiter, pas juste dans le jeu, mais aussi dans la vie, diplomatiquement, gentiment et respectueusement ses adversaires. Pour qu'ils ne se sentent pas trop écorchés. Pour qu'ils sentent qu'il n'y a rien de personnel. Humblement, j'ai l'impression que c'est une facette que j'ai bien maîtrisée. Je pense que les autres ont senti que j'avais vraiment joué le jeu tout le long. J'ai essayé de justifier le plus possible que lorsqu'il y a eu des demi-vérités, des bluffs ou des mensonges, c'était pour me protéger parce que je sentais que j'étais en danger. J'ai essayé de tout justifier ce que je faisais sans nécessairement me justifier avec des mots; c'était plutôt par mes actions. J'ai l'impression que ma gestion du jury a été, somme toute, correcte, parce que j'ai eu un vote unanime à la fin! »

On a eu l'impression que tu as eu un regain de motivation pour la victoire quand tu as vu la vidéo de la part de la Fondation des Gouverneurs de l’espoir... Est-ce que je me trompe?

« J'ai eu la motivation dans le tapis tout le long, mais effectivement, ça m'a donné un rappel! À ce moment-là, il restait seulement trois candidats. Et quand on m'a montré la vidéo de la fondation, ça m'a vraiment fait du bien parce que je trouvais la vidéo, d'abord, très touchante, puis très drôle! C'est tellement une fondation qui a du mérite et qui est louable que ça me faisait plaisir de les voir et aussi, de savoir qu'ils pouvaient avoir de la visibilité à Big Brother Célébrités! Juste cette tribune-là, je trouvais ça l'fun pour eux! Et oui, je l'ai dit dans mon speech à la fin, que ça m'énergisait quand même de penser à eux. Ce message-là de leur part m'a vraiment fait du bien, assurément! Après l'épreuve physique où je n'étais pas de calibre avec mes bras de poulet (rires), ça me faisait du bien de penser au message vidéo que je venais de recevoir et ça me gardait focus pour le reste de l'aventure. 

Je m'implique avec eux depuis plusieurs années, ici et là. J'essaie, de temps à autre, de leur demander si je peux les aider. Je suis un ambassadeur, mais je ne suis pas le principal! À Big Brother Célébrités, je devais choisir une cause et... c'est tellement une cause incroyable! Ils font tellement de bien, pour aider les familles d'enfants malades et  contribuer à l'avancement de la recherche pour les maladies infantiles. Tous les gens associés à la Fondation des Gouverneurs de l'espoir sont dévoués, avec le coeur sur la main. Ils veulent le bien des enfants et des familles qui sont affectés par la maladie. C'est une cause vraiment émouvante. J'essaie de les aider quand je peux, et là, j'avais une opportunité! Je trouvais ça parfait! » 

Je pense que l'humour m'a aussi aidé! Je ne peux pas le nier. L'humour, c'est une façon de connecter avec les gens

Dès le début de la saison, même si ta connaissance du jeu Big Brother était immense et que tu aurais pu être une menace, les autres participants t’ont adoré. Quelle a été ta recette gagnante ? 

« C'est une bonne question! C'est dur de mettre des mots là-dessus. Souvent, ça se fait dans le senti. Je pense que c'est important dans la game sociale d'oublier que c'est une game sociale! Il faut que ce soit naturel et senti. Ça devient une question de connexion avec les autres et de particulariser son rapport avec chacun. Quand ton rapport avec quelqu'un est bon, ça fait en sorte qu'après ça, les conversations stratégiques sont possibles parce que la complicité est réelle. Ce n'est pas axé que sur le jeu. Si tu parles tout le temps du jeu, là tu as l'air en mission. Et quand tu deviens trop volontaire, ça peut être mal perçu. Je pense que l'humour m'a aussi aidé! Je ne peux pas le nier. L'humour, c'est une façon de connecter avec les gens. J'essayais d'être drôle, sans rien forcer, dans mes interactions avec les gens. C'est un jeu où il y a tellement de temps morts que tu as envie d'être bien quand tu passes du temps avec les autres. De façon directe ou indirecte, ça va aider pour le reste du jeu si les gens ont envie de passer du temps avec toi. Parce qu'à partir de là, ça ouvre les conversations et ça s'est fait de façon naturelle et non forcée. »

Pensais-tu réellement que tu allais gagner, en arrivant à Big Brother Célébrités

« Je ne m'étais pas fait d'attentes au début. Mais je me disais que si je passais l'étape des deux premières semaines, j'étais sûr de me rendre vraiment loin. Le temps d'installer la confiance, la dynamique avec chacun, que ce soit avec une alliance ou non... J'avais peur pendant les deux premières semaines parce que mon nom était sorti. Souvent, dans un début de saison, les gens se cherchent des raisons pour éliminer quelqu'un. Ils n'en ont pas vraiment, car ça commence! Dès qu'un nom sort, il peut y avoir du bouche-à-oreille et ça gagne de l’ampleur, et tu es cuit! Je pense que le fait que François Lambert était là, ça m'a aidé à me créer un écran de fumée derrière lui! Il a été patron pendant la première semaine et à partir de là, il avait tellement l'air de toujours parler de stratégie que c'était comme un allié parfait pour moi! Ça a créé un genre de camouflage pour moi. » 

En terminant, qui as-tu hâte de revoir maintenant que la saison de Big Brother Célébrités est terminée? 

« Je pense qu'on va tous être des amis! C'est certain que les Final Five, les 5 derniers candidats, on a vécu quelque chose de plus intense et soutenu, je pense! On a passé tellement de temps ensemble! On a été deux semaines de suite ensemble, quand Camille est revenue après avoir réussi l'épreuve de rédemption. Et c'est tellement long, il y a tellement de moments de lassitude et de monotonie, surtout pendant les journées de congé sans défis, que ça nous a soudés davantage parce qu'on l'a vécu au complet! C'est sûr que François, Kim et moi, on l'a vécu encore plus, mais Camille et Richardson n'ont fait qu'une ou deux semaines de moins. J'ai donc l'impression que ce sont ceux et celles que l'expérience a le plus unis. »